Petit bonjour

La joie fut de courte durée. Ceux qui pensaient s’être débarrassés à peu de frais du Petit Bonjour sont obligés de déchanter. Il revient, il est là. Toujours vigoureux, parfois incisif mais toujours persifleur – un peu d’autogratification ne faisant de mal à personne. La parenthèse dakaroise fut de courte durée. Hélas. Wade a gagné son pari. Il rempile. Félicitations à l’artiste et à l’ensemble des protagonistes de ce morceau de choix de la démocratie africaine dans un continent où la violence endémique est un mode d’expression naturel y compris sous sa forme épizootique. À part ça, ça va ? Cette expression indique la volonté de vouloir s’enquérir – un verbe compliqué relancé ces derniers temps, bizarrement et avec beaucoup d’enthousiasme, par la MAP – de l’état de quelqu’un. Mais en vérité, cette locution casablancaise caractéristique a pour fonction, sous une apparence trompeuse, d’aider au changement du sujet abordé, si celui-ci est, manifestement, épuisé; de relancer la conversation, si celle-ci patine; ou, finalement, de signifier la fin des débats, si le cœur n’y est plus. En fait, personne ne sait de quoi demain sera fait. Et de quoi accoucheront nos propres élections. Mais pour l’instant, ça va bien merci. Et toi, ça va ? Ça va, et toi ?

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