Petit bonjour

Aujourd’hui, c’est la Journée de la francophonie. Une belle journée de printemps. Les mots bourdonnent de sens. Les expressions offrent leurs pétales généreux au soleil. Celui-ci darde ses rayons sans équivoque. La sève remonte irrésistiblement dans la langue de bois. Le bois est ravi que l’on lui parle de lui. Les vents soufflent sur les lettres en un tourbillon qui donne un vertige aux poètes les plus transportés. Quel est notre destin commun ? L’indifférence, la solidarité ou l’extinction ? Quel est ton texte fondamental ? La dignité a-t-elle une grammaire ? Comment se conjugue l’autre ? As-tu, déjà, rêvé en noir et blanc ?  Je ne donne pas ma langue au chat. Je peux, juste, lui dire que je l’aime. Avec mes mots, avec mes rêves, avec mes désirs. Il minaudera de plaisir sous les caresses. Mes mots cajoleurs viendront à bout de toutes ses réticences. Il se laissera faire. La vraie leçon des êtres, c’est qu’il n’y a pas — ou  rarement — de plaisir authentique sans abandon. C’est la mathématique des sens. Une sorte de vérité qui vient à bout de toutes les raisons suffisantes. Une âme apaisée peut flotter à la surface claire et heureuse de la vie. Dis-moi quelle langue tu parles et je te dirais quel est le bonheur qui t’attend. Et quel est celui auquel tu peux prétendre? Quelle est la meilleure chose en toi ? C’est moi. Le charme de la vanité est infini.

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