Petit bonjour

Le décès de Driss Benzekri était inévitable. La volonté de Dieu — d’abord, pour tout croyant, — et, surtout, une longue maladie ont fini par mettre un  terme à sa vie. Sa disparition était, donc, prévisible mais personne ne peut s’en accommoder tellement la perte est cruelle, la personne rare et l’être précieux. Un homme, à tous points de vue, d’une trempe exceptionnelle. Sous les coups de boutoir de la maladie, à laquelle il a fait face avec un courage exemplaire, la physionomie du défunt avait beaucoup changé les derniers mois de sa vie. On savait qu’il était sur le départ. Mais on ne voulait pas qu’il nous quitte. Le nom de Driss Benzekri est insécable du nouveau règne de SM Mohammed VI. Il lui est lié, naturellement. Et il le restera. Peu de noms peuvent prétendre à cette intimité dans l’action et dans la philosophie — ou dans les deux domaines à la fois. Il a mis ses longues années de prison — elles lui appartiennent et que d’aucuns voulaient préempter —  au service de la justice, de l’équité et de la réconciliation nationale. Sans haine ni rancune, il a contribué d’une manière, décisive et noble, à l’écriture d’une nouvelle page des droits humains dans son pays.

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