Petit bonjour

L’attaque terroriste d’Alger nous choque par sa violence et sa sauvagerie. Les dizaines d’innocents fauchés par la barbarie islamiste devront peser lourd dans la conscience que les Maghrébins se font de leur région. Ces vies déchirées, ces destins irrémédiablement abîmés viennent nous rappeler que notre sort est lié non seulement, par la fratrie, le partage ou la culture mais également par le sang, et dans le sang. L’émotion devant des drames de cette nature devient assez vite le véritable aiguillon d’une prise de conscience collective froide et rationnelle. Il nous faut refuser de toutes nos énergies, de toutes nos forces, ce mépris de la vie. Il nous faut, donc, vivre; nous opposer; et construire, patiemment, sérieusement, un espace d’où seront exclus les extrémismes qui minent notre avenir. L’urgence de ce travail, aujourd’hui, n’est plus à démontrer. Il devrait se faire aussi vite que s’exprime — quand des circonstances dramatiques et douloureuses l’imposent — la compassion ou la solidarité.

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