Petit bonjour

Avec l’initiative de Fouad Ali El Himma en direction de Tous les démocrates et l’Appel pour les libertés individuelles, une initiative plus ponctuelle mais très dense, on peut dire que la mise à niveau politique continue à un rythme lent — cela on peut le regretter —, mais sûr. Le processus de décantation démarré en l’an 2000 continue. Et la décomposition-recomposition, création-disparition, est en marche. Pendant ce temps, le MP continue ses simagrées qui ne font plus rire personne en sombrant dans un ridicule absolu. La gauche se tâte historiquement et dialectiquement alors que sa fine fleur se rend avec armes et bagages à l’ennemi… de classe. À l’USFP, en attendant le congrès, Mohamed Elyazghi continue à dire qu’il a refusé la ministrabilité à son camarade Mohamed El Gahs parce que celui-ci lui aurait été proposé par une liste venant du Palais. Et que lui, en personne, il a dû se résoudre, à son corps défendant, à redevenir ministre, mais cette fois-ci sans portefeuille, à la demande insistante du même Palais. Une sorte d’intégrisme de progrès : ce qui est «halal» (licite) pour moi est «haram» (illicite) pour mon frère. L’islamisme gouvernemental, quant à lui, s’organise à cheval entre le PJD et une fraction «participationniste» d’Al Adl. Ils ont tout le passé, et tout l’avenir, pour eux. L’Istiqlal, lui, un parti au métabolisme solide, ne réalise pas encore l’embarras de la conjoncture. Et, finalement, le RNI et l’UC continuent à ne pas avoir d’états d’âme. Ils sont toujours prêts à servir avec un sens élevé du devoir et du sacrifice.

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