Petit bonjour

La responsabilité de l’Etat vis-à-vis des personnes enclavées, notamment dans les régions montagneuses, est évidente. Pas besoin de larmes de crocodiles de pleureuses hypocrites pour le savoir. Ou pour en avoir une conscience aiguë. Il y a deux manières d’aborder cette question. Soit on fait dans le populisme graveleux et l’on instrumentalise — comme toujours — une vraie cause à des fins politiciennes. Soit l’on aborde le sujet, sérieusement, et avec la dignité requise, comme est en train de la faire, dans toute sa complexité, Chakib Benmoussa, le ministre de l’Intérieur. Les nouveaux parangons de la petite vertu, et les tenants du nouvel ordre moral fascisant, ne s’empêchent pas, même sur un sujet aussi dramatique, à pousser l’impudeur à son ridicule paroxystique — mais aucune éthique, même celle dont ils se réclament bruyamment, ne les limite. Ce dont il s’agit c’est de la responsabilité égale de l’Etat à l’égard de tous les citoyens, dans toutes les régions, dans toutes les localités et dans tous les douars, même les plus isolés, les plus excentrés et les plus perdus. Ceci étant quand les conditions de vie sont extrêmes, et pas seulement pour des raison sociales — c’est-à- dire, aussi, climatiques —  la possibilité de pouvoir regrouper ces populations, dont le nombre en général est assez réduit, mais malheureusement avec une dispersion maximale, est une possibilité envisageable. En tous cas, c’est une démarche qui est validée par la culture locale, celle des gens de  la montagne notamment,  qui a toujours su aménager des espaces de vie communautaire, et collective,  pour faire face aux crises — y compris naturelles.

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