Petit bonjour

Comme je constate que le niveau baisse dangereusement — on ne se comprend plus — je vais infliger à certains d’entre vous, les moins doués bien sûr, une petite séance de formation. Ma démarche qualité à moi est de faire en sorte que mes lecteurs gardent un certain niveau d’appréciation – le plus élevé possible. Cela a toujours été le cas. Pourquoi ce constat aujourd’hui? Et pourquoi cette initiative formatrice maintenant ? Ce constat, c’est parce que nous avons un lecteur essoufflé de courir après ses frustrations, qui ne comprend rien à rien, et qui commence à me courir sur le haricot. Je n’écris pas pour lui — je m’en voudrais toute ma vie de le faire une fois —, il devrait, à jamais, s’abstenir de me lire. Rassurez-vous, il n’y en a qu’un seul et il se reconnaîtra. Dès qu’il entend le mot crétin, c’est le premier qui se retourne. Essayez ! Et cette initiative, c’est parce que il y en a marre. Commençons. Définitions sorties directement du Lexique des termes littéraires. Ironie n. f. L’ironie est une forme d’humour qui consiste, au sens strict, à dire le contraire de ce que l’on pense, tout en montrant bien qu’on n’est pas d’accord avec ce que l’on dit. Si quelqu’un dit «Quelle belle journée!…» alors qu’il pleut à verse, il fait de l’ironie. Le contexte a évidemment son importance. Antiphrase n. f. Cette figure de style consiste à dire le contraire de ce qu’on pense, tout en montrant qu’on pense le contraire de ce qu’on dit. Ce procédé est le support essentiel de l’ironie. Le contexte est important, puisqu’il permet de découvrir si une phrase est ironique ou non. «Bravo! Continue comme ça ! Tu es sur la bonne voie !… » est une antiphrase si celui qui prononce cela n’en pense pas un mot. Voilà, je crois qu’avec ce premier cours succinct, l’analphabète hurlant que l’on traîne améliorera un peu sa compréhension minable des choses.

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