Petit bonjour

À la main tendue du Maroc, l’Algérie a répondu par un claquement de porte. La fermeture. La réaction était normale et prévisible. On ne fait pas la paix en pleine guerre. Une lapalissade. Quoique. Les Marocains voulaient certainement par cette piqûre de rappel pacifique, une ouverture, montrer encore une fois à tout le monde, où se trouvait la fermeture. Le blocage irrationnel. C’est fait. Chacun est dans son rôle. Et en plus, pour une fois, et c’est exceptionnel, je considère que le pouvoir algérien a totalement raison. Ouvrir les frontières, pourquoi faire ? C’est contre-productif politiquement et économiquement, et ça peut générer, à terme, des troubles incontrôlables. Une ouverture, ce sont près de 8 milliards de dollars par an qui iront dans la poche des Marocains sans contrepartie. Le Maroc a tout à leur vendre — sauf son âme, bien sûr — , l’inverse n’est malheureusement pas vrai. Ce sont des Algériens qui comparent ce qui se passe des deux côtés de la frontière. La réalité peut être traumatisante et le risque énorme, on peut le concevoir. Ce sont des peuples qui se rencontrent vraiment, sans clichés usés. Cette perspective du point de vue d’Alger est  dangereuse… Et le reste est à l’avenant. Ils ont raison de maintenir ce pays fermé car la moindre brise venant de l’Ouest peut — pacifiquement—  tout emporter sur son passage. Un point avant d’en finir : le retard pris par l’économie algérienne, au niveau régional, sur le plan de la compétitivité, de la libéralisation et de la mise à niveau rend toute ouverture impossible, probablement, pour au moins 15 ans. Et chaque jour qui passe aggrave la situation. L’affaire du Sahara a bon dos.

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