Petit bonjour

Le chef nationaliste algérien Hocine Aït Ahmed a démenti les propos de l’Egyptien Hassanine Haykal sur l’implication du Prince héritier Moulay El Hassan — Hassan II par la suite — dans le détournement de l’avion des nationalistes algériens en octobre 1956. «C’est un mensonge ridicule et excentrique, dont la seule fonction est de travestir les réalités», a martelé le dirigeant algérien. La parenthèse est fermée, il n’est plus intéressant de commenter davantage ce fait divers politico-mondain. Le problème est ailleurs. Vu le nombre de sujets brassés, sur notamment Al Jazeera, par l’ex-journaliste nassérien Hassanine Haykal, et si c’est la même méthodologie  qui prévaut — celle du trou de mémoire opportun — on imagine aisément les dégâts occasionnés. C’est de l’industrie révisionniste. Ce que le nassérisme — un naufrage arabe  — n’a pas réussi à faire par l’action, Hassanine Haykal essaie de le faire par contumace, et par le mensonge. Ceci étant, et sans vouloir donner l’impression de revenir sur un sujet que j’avais raté en son temps, pour cause d’indisponibilité, la question se pose, également, chez nous. Les mémoires publiées de nos responsables politiques, quand elles ont le mérite d’exister — c’est-à-dire rarement —  péchent souvent  par substitution de faits, de rôles ou d’actions. Par des défaillances de contextualisation, ou carrément par des erreurs de datation. C’est assez navrant d’autant plus que cela est plus dû à des négligences liées au temps qui passe qu’à une volonté impérieuse de vouloir se donner le beau rôle sur le tard.

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