Petit bonjour

Si, dans la foulée du Congrès de l’USFP, le départ du gouvernement de Abdelouahed Radi est accepté par le Souverain, cela ouvrira la voie, naturellement, à un  remaniement gouvernemental. C’est une évidence. Le chef de l’Etat verra, alors, plusieurs possibilités s’offrir à lui. Un remaniement technique : une arrivée remplace un départ. Ou un remaniement tout court avec des amplitudes variables. Cette dernière option est loin, par les temps qui courent, d’être inutile à la fois sur le plan politique et sur celui de la gouvernance. Il est possible, effectivement, entre autres, et au choix, de corriger des erreurs de «castings» manifestes. De donner plus de cohérence à la majorité actuelle. Ou, in fine, de donner un signal fort, selon une forme appropriée, pour stopper le lynchage politique permanent dont fait l’objet le Premier ministre Abbas El Fassi. Ce dernier est fondé, s’il était dans une logique politique rationnelle — mais, existe-t-elle dans l’absolu — de se poser la question de la pertinence de sa présence à la primature. De loin, il apparaît que tout semble avoir été fait pour «assécher» la primature de ses eaux vitales ou nourricières. Des canaux de dérivation ont été installés en amont et en aval. Ces canaux convergent vers d’autres collecteurs. Il n’est pas sûr, franchement, que ce modèle de gouvernance ait été, véritablement, planifié ou qu’il corresponde à une quelconque «méthodologie  démocratique».

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