Petit bonjour

Tout le monde se félicite de la démarche démocratique  qui a marqué le congrès du PJD. Et tout le monde se congratule des procédures et des modalités qui ont été retenues pour l’élection, au suffrage universel des congressistes, du nouveau secrétaire général — Abdelilah Benkirane — de ce parti islamiste. C’est parfait. Mais est-ce suffisant ?  En cette période de tétanie politique, la forme vaut-elle, définitivement, le fond. Quel est le programme du nouvel élu ? Quelles sont ses alliances ? Où sont ses professions de foi réelles ?  Quel est son programme économique ? Les questions sont nombreuses. Et les réponses introuvables, pour l’heure. Tout ce que l’on retient, c’est que nos islamistes sont redevenus gentils. Ils ne font plus peur à personne. Ils sont fréquentables. Assumables. Ils sont attachés aux institutions. Ils travaillent dans le cadre de la loi et de leur référentiel islamique. Et ils sont, eux aussi — il commence à y avoir un embouteillage —, pour le progrès, la démocratie et la modernité. Le principe-moteur de la démocratie universelle, c’est le clivage. La démocratie marocaine est en train d’inventer le nivelage — chacun choisira son altitude — comme mode d’existence et de développement. Plus les structures partisanes, ou assimilées, se multiplient, plus l’offre politique se rétrécit. Cette anomalie politique est, certes, originale mais elle n’est pas utile à la démocratie. À moins de ramasser tout cela dans un grand mouvement.

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