Petit bonjour

En fin de compte, et comme cela était prévisible depuis le premier jour, le MTD va accoucher d’une formation politique. Celle-ci ne sera ni nouvelle ni ancienne, ni révolutionnaire ni conservatrice, ni magique ni exceptionnelle. Elle va, simplement, prendre sa place dans le champ politique marocain tel qu’il est, avec ses qualités et ses défauts, sans apporter les réponses originales promises lors du déclenchement enthousiaste de ce mouvement. Nous ne sommes, donc, ni face à une rupture épistémologique ni à un changement de paradigme. Ni face à l’apparition d’un homme politique nouveau.  L’histoire retiendra, certainement, cet épisode comme une autre convulsion — une de plus —  d’un corps politique national travaillé par ses contradictions historiques, ses insuffisances habituelles, les carences de ses ressources humaines, et ses faiblesses congénitales. Le nouveau parti politique sera doté avant sa naissance de tous les attributs d’une puissante formation politique : un leader charismatique, deux gros groupes parlementaires, de puissants réseaux locaux etc. Ce sont là des atouts considérables dont ne peut se prévaloir un parti politique normal qu’après de longues années d’existence. Il est évident que ce sont le parcours, le relationnel  et les qualités personnelles de Fouad Ali El Himma qui confèrent à cette opération son caractère absolument irrésistible. Au bout du compte, et sur le plan strictement mécanique, cinq petits partis seront absorbés pour construire une matrice partisane qui va inviter, à leur corps défendant, trois partis politiques exténués — l’UC, le MP, et le RNI — à une alliance obligée. Le tout donnera lieu, si tout se passe bien, à un pôle «libéral» qui ne manquera pas de signification politique, s’il reste, bien évidemment, confiné à son périmètre naturel. En face le PI, l’USFP et le PJD devront, en conséquence, formuler — peut-être .

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