Petit bonjour

Pourquoi un journaliste marocain a intérêt à présenter le départ de Peter van Walsum comme une victoire pour le Polisario ? Pourquoi dans son commentaire de ce départ, il tient à le présenter comme un limogeage, une démission, qui vient à la suite de revendications insistantes et, donc, victorieuses, de séparatistes alors que la réalité est autre ? Pourquoi la lecture de cet évènement donne-t-elle chez ce confrère, pourtant soutenu, expérimenté et bien introduit, l’impression, réelle et fondée, que sur l’Affaire nationale du Sahara il cherche systématiquement à adopter une position non-patriotique qui privilégie toujours les intérêts d’Alger ou de Tindouf contre ceux de Rabat, de son pays ? Nous ne cherchons pas, ici, à déclencher une polémique inutile entre confrères ou à interdire à quelqu’un, qui est libre de ses opinions, et de ses prises de position, de rallier par atavisme le camp des séparatistes. Sur le fond tout est imaginable, même le pire. Et la démocratie peut tout gérer jusqu’à une certaine mesure. Il faut juste que les choses soient dites clairement, assumées, et que l’on sache exactement à qui nous avons affaire. Ali Anouzla, directeur du quotidien arabophone Al Jarida Al Aoula, — puisque c’est de lui qu’il s’agit —  devrait à notre sens mettre en conformité ses soutiens marocains qui ne ménagent aucun effort pour qu’il puisse exercer  son métier — quitte à lui confier les archives de l’IER —, et son tropisme séparatiste qui le pousse parfois, naïvement peut-être, à vouloir se placer en qualité de médiateur informel entre Rabat et Tindouf en faisant des offres de services inconsidérées. La qualité de membre éminent, et reconnu, de la presse nationale est, me semble-t-il, incompatible avec la fonction putative de chef du bureau de la délégation du Polisario à Rabat.

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