Petit bonjour

Ce que l’on devinait intuitivement, et selon une optique nationale, se vérifie. Thabo Mbeki l’ex- président sud-africain a, effectivement, et dans les faits, fragilisé la position de son pays sur le plan international et porté un préjudice notable à sa diplomatie. Aligner son pays sur des positions aventureuses — comme le soutien des séparatistes du Polisario soutenu par l’Algérie — a objectivement privé cette nation du rôle qu’elle devait jouer en faveur de la paix et des droits de l’Homme en Afrique. Le leadership se mesure à la capacité de fédérer les énergies et les initiatives, et non pas à la faculté de prendre des positions qui — dans le cas qui nous intéresse et bien d’autres — exacerbent les conflits et éloignent les perspectives de paix. La responsabilité, quant à elle, se construit sur des valeurs. Avec Thabo Mbeki, l’Afrique du Sud a trahi les siennes. Selon une dépêche de la MAP, Greg Mills, président de la «Brenthurst Foundation», basée à Johannesburg a développé, dans un article intitulé «Les échecs profonds de la politique étrangère de Mbeki», un réquisitoire acerbe contre les performances de la diplomatie sud-africaine depuis l’avènement de l’ère Mbeki. Cela conforte les analyses développées, très tôt, au Maroc sur ce naufrage diplomatique. Il était clair que la politique d’alignement de Mbeki privait son pays de l’ascendant naturel qu’il pouvait avoir sur le plan continental et qu’il pouvait par la suite faire valoir auprès de l’Organisation des Nations unies. Une place parmi les grands ne peut se justifier que si le demandeur se hisse au niveau des hautes exigences requises. C’est sur ce point précis que Thabo Mbeki a failli.

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