Petit bonjour

Les principaux protagonistes sont en ordre de bataille pour la deuxième manche du Congrès de l’USFP. Les idées sont plus claires. Les ambitions affûtées. Les procédures maîtrisées. Sans nul doute, les débats seront fructueux. Et les choix plus tranchés. Un duo très politique semble avoir cette fois-ci une tête d’avance. Habib El Malki et Driss Lachgar. Un ticket qui, s’il reste uni, propose pour séduire une majorité de congressistes — et c’est possible — la sortie du gouvernement, une révision constitutionnelle et une alliance avec les islamistes du PJD. On peut gagner un congrès avec cet attelage mais aidera-t-il, à partir de l’opposition, à revenir au pouvoir. Rien n’est moins sûr. Un autre candidat au premier secrétariat, Abdelouahed Radi, ministre de la Justice, propose pour obtenir les faveurs de ses amis une démission personnelle du gouvernement pour s’occuper sérieusement de leurs affaires. Ce don de soi sera-t-il suffisant même s’il est bâti sur une certaine légitimité partisane historique. Fathallah Oualalou propose, quant à lui, pour faire vivre sa légitime ambition, sa compétence et son expérience. En prenant une posture médiane, arbitrale. Cela risque de ne pas être une vraie alternative. Il reste Mohamed Elyazghi — l’ex-premier secrétaire auquel il est imputé l’échec électoral de 2007 —, il est, selon ses déclarations, candidat à rien. Il garde cependant une certaine influence sur l’appareil. Il considère que la sortie du gouvernement, outre qu’elle est une violation inutile des accords au sein de la Koutla, alors qu’un des partenaires occupe la primature, elle constitue, surtout,  une attitude politique naïve qui va ouvrir une voie royale aux adversaires politiques de l’USFP. Ces derniers n’en demandent, probablement, pas tant.

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