Petit bonjour

Le limogeage de Younès Maâmar, directeur général de l’ONE, correspond-il à une éthique dans l’exercice des responsabilités publiques ? Voilà un office qui n’a pas les moyens de sa politique et surtout de sa mission dont la direction est un vrai siège éjectable depuis plus de 20 ans. Au moindre délestage structurel, la facilité veut que l’on se déleste, immédiatement, du patron. Pour le cas de Younès Maâmar — un jeune qui n’avait rien demandé à personne du fin fond de son exil professionnel londonien — le procédé, jusqu’à plus ample informé, est inutilement brutal. Je ne reviens pas sur l’excellent édito de ma consœur Nadia Salah d’hier dans l’Économiste — la démonstration se suffit à elle-même — mais il est évident que la crise de l’ONE ou de l’électricité au Maroc n’est pas une question de management. C’est une question de planification dont la responsabilité première incombe aux pouvoirs publics. Younès Maâmar, un garçon au demeurant sérieux, compétent et serviable n’a pas démérité de la nation. Il est tout de même regrettable, et peu gratifiant pour les intéressés, que l’on soit réduit à pratiquer la politique du bouc émissaire pour pallier des insuffisances structurelles. Le CDVM, de son côté, procède de la même manière. Au lieu d’assumer ses responsabilités réelles, dans le désordre financier, en tant qu’organe de contrôle, il essaie de faire porter le chapeau de ses propres carences — dans une sorte de règlement de compte larvé — au président du directoire de la Bourse de Casablanca pour une faille informatique antérieure à sa récente nomination. C’est honteux.

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