Petit bonjour

L’argument avancé par Mustapha Moatassim, leader du parti Al Badil Al Hadari dissous dans le sillage de l’affaire Belliraj, est un peu court. Il impute, dans une interview à l’hebdomadaire Le Journal, ses problèmes et ceux de ses camarades à son refus d’intégrer le MTD de Fouad Ali El Himma. Pour des raisons strictement intellectuelles et politiques, je ne suis client ni du MTD ni du PAM. Je ne suis pas — et c’est de notoriété publique —, non plus, un fan des trois-quarts des cadres qui constituent ces structures. Mais je trouve l’idée de Mustapha Moatassim tirée par les cheveux et dénuée de crédibilité. C’est trop gros et pas très utile comme système de défense. L’affaire Belliraj est tellement mal fagotée, depuis le début. Le récit — première tentative de storytelling dans le domaine sécuritaire — est si décousu. Les tensions entre nos services et les services belges sont tellement paroxystiques que les perceptions se brouillent. Mustapha Moatassim devrait s’en tenir à défendre son dossier — et il a des ressources objectives pour ce faire — en dehors de cet argument hasardeux. Les six politiques de l’affaire Belliraj devraient pouvoir bénéficier d’une disjonction de leur dossier. Ils devraient, présentant toutes les garanties, se présenter libres à leur procès pour organiser une défense sérieuse qui soit à la hauteur des exigences des droits de l’Homme. L’histoire des modalités de la reconnaissance du parti Al Badil Al Hadari et celle des liens, parfois durables, qui ont été installés, alors, avec des interlocuteurs de l’Etat contiennent, probablement, tous les éléments de la vérité sur cette affaire politique.

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