Plastique noir ou papier transparent ?

Plastique noir ou papier transparent ?

Chaque situation a forcément le bon et le mauvais côté. C’est une loi universelle implacable.

Elle s’applique parfaitement au cas actuel de l’interdiction des sacs en plastique. Certes, et comme tentent de le crier les industriels qui fabriquaient ces «maudits» sachets, l’interdiction va causer la fermeture d’usines et détruire des emplois.

Mais de l’autre côté, on ne met pas suffisamment en avant tout le potentiel qu’offre cette opportunité. Le Maroc recycle à peine 20 à 30% de ses déchets en papier et carton au moment où en Europe, ce taux dépasse depuis longtemps la barre des 70%. Le Maroc importe chaque année pour près de 4 à 4,5 milliards DH de papier et carton au moment où l’on peut en recycler chez nous. Cela suppose, évidemment, que soit mise sur pied une industrie de recyclage qui permettra certainement de compenser et de dépasser de loin les emplois perdus dans les sacs en plastique. En amont de cette industrie, il y aura aussi des milliers d’emplois à créer dans la filière de collecte et de tri. Tout cela n’est pas que de la simple théorie.

Il existe déjà au Maroc des unités et des entreprises spécialisées dans le recyclage de déchets en papier opérationnelles depuis longtemps. La reconversion des unités de fabrication va nécessiter aussi des compétences nouvelles, donc engendrer un besoin en formation chez les entreprises, ce qui constituera une source du business pour les professionnels de la formation.

Par la même occasion, on fera d’une pierre deux coups puisque les unités clandestines qui fabriquaient le sac en plastique laisseront place à des usines dûment identifiées donc structurées et, espérons-le, suffisamment prospères pour payer des impôts à l’Etat.  Entre le plastique noir et le papier transparent, le choix est vite fait !

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