Standing délaissé

Standing délaissé

Depuis des années, au plus haut du boom immobilier et même pendant les périodes de vaches maigres, les débats et réflexions sur le secteur du logement ont toujours été cannibalisés par le segment du logement économique et social. Ce segment a accaparé toute l’attention des professionnels et des pouvoirs publics également parce qu’il représente naturellement le plus gros du marché, en volume, mais aussi par sa portée sociale. Preuve en est, pratiquement toutes les mesures incitatives fiscales ou autres accordées par l’Etat au secteur du logement ont bénéficié au logement économique.

A l’opposé, le dispositif embryonnaire mis en place il y a trois ou quatre ans pour ce qu’on appelle le logement de moyen standing n’a quasiment rien donné puisque beaucoup de promoteurs ne s’y sont pas engagés. Or, paradoxalement, s’il y a une catégorie dont la demande est forte sur le logement et qui est souvent prête à y investir lourdement c’est bien la classe moyenne et plus. Il est évident que la réalité change d’une ville à l’autre et que le logement de standing dans des villes comme Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger n’est pas le même que celui d’autres villes. Mais tout est relatif. Mais tout étant relatif, les promoteurs se rendent compte aujourd’hui qu’à force d’avoir été obnubilés par le segment économique et social (avec ses gains conséquents), ils ont laissé inexploité le gisement très porteur du moyen standing. D’ailleurs pour beaucoup de promoteurs, c’est ce segment moyen qui continue encore de faire tourner la machine après l’essoufflement de l’économique et du haut standing. Il reste maintenant à l’Etat de faire le nécessaire pour encourager les promoteurs à s’y investir pleinement tout en retenant bien les leçons de ce qui s’est passé dans le segment social…

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