Tous perdants

Au moment où l’urgence de la réforme de la justice fait l’unanimité au Maroc, il semble que le secteur a du mal à trouver un consensus sur cette même réforme.

On l’a déjà vu depuis le lancement du débat national avec plusieurs corps de métiers dans le secteur qui critiquaient, contestaient et boycottaient dans certains cas les travaux du débat national. Et alors que le chantier progresse, les divergences persistent, notamment entre le ministère de tutelle et les avocats et greffiers.

Il est tout à fait normal qu’un chantier de l’importance et de l’envergure de la réforme de la justice donne lieu à un débat, voire quelques polémiques, mais lorsque le projet en lui-même se retrouve menacé, il faut tout de suite penser à tirer les conclusions et prendre les décisions qui s’imposent.

Le plus grand défi auquel fait face aujourd’hui la réforme de la justice est de voir ce chantier, combien important et déterminant pour notre société, virer à une querelle politico-politicienne dans laquelle tout le monde se trouvera perdant y compris la justice.

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