Tout est fichu par terre !

«Ce que je ne comprends pas c’est qu’à chaque fois qu’il y a un petit problème qui touche le Maroc, on montre du doigt la république sœur (!) d’Algérie.» Ne cherchez pas longtemps qui est l’auteur de cette pénétrante analyse, c’est Driss Basri. Dans une récente interview donnée, à son porteur de valise habituel, un douteux journaliste espagnol à son service depuis des décennies, l’ex-ministre nous gratifie d’un florilège de déclarations assez pitoyables. Elles ont toutes pour dénominateur commun non pas une quelconque attitude assumée et construite mais une volonté de nuire méthodiquement au Maroc.
Alors que Driss Jettou dénonce arguments à l’appui et par la voie la plus officielle l’instrumentalisation par l’Algérie et le Polisario du drame des Subsahariens, Driss Basri continue d’exonérer “la république sœur” de ses responsabilités alors que l’Union européenne par la voix même de Franco Frattini, commissaire chargé du dossier justice, liberté et sécurité, les reconnaît formellement.
Les dernières livraisons de la presse internationale à ce sujet font état désormais de la passivité algérienne, voire sa complaisance, dans la gestion des flux des immigrés clandestins et soulignent la nécessité pour les deux pays, le Maroc et l’Algérie, de se mettre autour d’une table  avec l’UE pour faire face sérieusement à cette situation extrêmement complexe.
Mais pour l’heure, on ne s’achemine pas  vers  ce type de coopération. L’Algérie a lancé à fond sa propagande d’Etat sur ce sujet et le relais des mercenaires du Polisario suit lamentablement. L’exploitation de  ce drame se fait dans la honte et dans l’indignité. Mais la mise en garde du gouvernement marocain est claire, nette et précise : «Il est hors de question de laisser les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume tirer partie de la misère et du désarroi d’êtres humains en quête d’accès à l’Europe et à des conditions de vie meilleures, tout comme il ne saurait tolérer que des actions de ce type portent préjudice à ses intérêts supérieurs en particulier à son intégrité territoriale.» Entre manipulation, désinformation et trahison, Il ne reste plus que Driss Basri  aveuglé par une haine de soi terrible qui ne comprend pas que l’heure n’est plus aux jeux puérils et irresponsables qu’il affectionne depuis qu’il n’est plus dans les affaires de l’Etat. 
Au cours de cette dernière et calamiteuse interview, le questionneur, un des plus poreux et les plus incompétents de sa génération, pose à Driss Basri  une question qui vaut son pesant d’euros blanchis. «Si Rabat traite ainsi les Africains en transit, comment peut-elle prétendre que l’on accepte la solution marocaine au problème du Sahara occidental?»  Quel est le rapport ? Inexistant en apparence, mais cela n’empêche pas l’ex-ministre de l’Intérieur de livrer une réponse qui restera dans les annales de la science politique universelle. «Nous avons toujours essayé de gagner la sympathie de nos amis africains, mais notre comportement avec les caravanes de l’Est et du Sud ont sérieusement nui à notre image. Quant à comment cela va affecter le problème du Sahara occidental, soit pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination, soit pour appliquer la «solution politique marocaine», à laquelle je ne crois pas , il va être difficile de remonter la pente créée. Le Maroc doit montrer plus de modestie et de tolérance avec nos amis africains et soigner les dangereuses blessures ouvertes ces derniers jours.» C’est du Basri dans toute sa  truculence servi par un commis journaliste  qui n’en peut plus de  servir. Ça devait être «Questions pour un champion», c’est devenu  tragiquement «Combien ça coûte ?». Et, pour en finir, la cerise sur le gâteau: «Durant vingt ans avec Hassan II nous avons travaillé pour promouvoir l’image du Maroc et ils nous ont tout fichu par terre. » Là, vous êtes priés de ne pas rire. Il ne s’agit pas de la justice transactionnelle ou de la Réparation telle qu’elle est mondialement codifiée, il s’agit plutôt de la désinformation transactionnelle qui ferait passer Tazmamart pour un centre de vacances. C’est vraiment péché.

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