Abderrahmane Azzouzi: «L’OIT peut exiger de la part du gouvernement des explications»

Abderrahmane Azzouzi: «L’OIT peut exiger de la part du gouvernement des explications»

ALM : Vous allez saisir l’Organisation internationale du travail. Quel effet cela peut-il avoir sur le dialogue social ?
 

Abderrahmane Azzouzi : Nos trois syndicats ont effectivement décidé de porter l’affaire devant l’OIT (Organisation internationale du travail) à Genève. Une plainte devra être déposée à la prochaine session de l’OIT. C’est l’une des actions que les trois centrales syndicales vont prendre au cours de ce mois de mai. Il faut préciser que le Maroc est signataire de plusieurs conventions internationales qui ont un rapport notamment avec le dialogue social. Il était donc tout à fait normal face à la situation actuelle d’utiliser les moyens possibles comme le recours à une organisation internationale pour manifester notre protestation.

Concrètement, qu’est-ce que vous attendez de l’OIT ?

Il ne faut pas oublier que l’OIT relève de l’ONU (Organisation des Nations Unies). Une organisation onusienne comme l’OIT peut ainsi exercer une pression et exiger de la part du gouvernement des explications concernant ses relations avec les syndicats. C’est d’autant plus vrai que le Maroc est signataire de plusieurs conventions internationales et que par son attitude actuelle, notre gouvernement enfreint les engagements de notre pays concernant le dialogue social. Il s’agit notamment de la convention internationale 98 relative à la négociation collective ainsi que la convention 144 en rapport avec la concertation tripartite. Ces deux conventions sont toutes les deux ratifiées bien évidemment par notre pays.

Vous prévoyez également des grèves sectorielles. Quels sont les secteurs qui seront concernés ?

En plus de la saisine auprès de l’OIT, nous comptons organiser des marches régionales en coordination avec nos trois syndicats. Nous avons laissé aux différentes régions plus de liberté au niveau de l’organisation en concertation avec les instances centrales. S’agissant des grèves sectorielles, la particularité de chaque secteur sera prise en considération. Les régions ont également une part plus importante dans l’organisation et les choix des secteurs concernés.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *