AGEF-AMCR : Une charte pour une meilleure visibilité

AGEF-AMCR : Une charte pour une meilleure visibilité

Le but étant de créer des ponts entre les deux entités favorisant la visibilité sur le marché de l’emploi et le professionnalisme dans le secteur. Elle devra constituer très rapidement un repère pour les cabinets de recrutement et les entreprises membres de l’AGEF en matière de bonnes pratiques. La mise en place des meilleurs standards nationaux et internationaux en matière de recrutement représente aussi un des objectifs quant à l’élaboration d’une telle charte.

Favoriser le professionnalisme et rendre efficace la conduite des missions de recrutement ont clairement été signifiés dans ladite Charte liant les deux associations. En tout, 7 articles représentent la convention. Le premier article stipule que «les parties fondent leurs approches et pratiques du recrutement dans le respect des droits fondamentaux de la personne humaine. Ils sont en particulier respectueux de la vie privée et ne pratiquent aucun principe de discrimination sociale, culturelle et géographique, syndicale, sexiste, politique, religieuse ou de discrimination portant sur le handicap, l’âge, l’apparence physique ou les convictions personnelles».

Le message est fort, l’inclusion de toutes les catégories socioprofessionnelles conditionnant les équilibres sociaux. Les enjeux de la régionalisation le rappellent aussi. C’est dans cette optique qu’une alliance entre les représentants de l’AGEF et de l’AMCR devrait créer une meilleure visibilité du marché.

La confrontation entre l’offre et la demande représentant le principal casse-tête chinois de toutes les parties prenantes au débat sur le marché du travail aujourd’hui.
Les explications de Hamid El Otmani, président de l’AMCR sont édifiantes à plus d’un titre.

Ce partenariat réussira quand le recours aux professionnels du recrutement sera automatique

Entretien avec Hamid El Otmani, président de l’AMCR

Pouvez-vous nous rappeler le contexte dans lequel a été établie cette Charte ?

Les premiers cabinets de conseil en recrutement ont vu le jour au début des années 80. Après plus de 30 ans d’exercice, nous pouvons dire que le secteur est en phase de maturation. Mais comme la plupart des secteurs, le recrutement a connu cette dernière décennie un grand chamboulement dû, notamment, à l’arrivée des professionnels de l’intérim et des portails. Pour ces raisons, il était nécessaire de faire le point avec l’ensemble des parties prenantes (CGEM, l’AGEF, Etat…) pour le recadrage de la nature du partenariat avec les cabinets de recrutement. Le but étant de repositionner la nature des engagements et des prestations de notre secteur. Le cabinet de recrutement n’est pas un commerçant de CV, il intervient dans un cadre très précis et selon une éthique et une déontologie à l’image de ce qui se pratique à l’échelle internationale.

Que peut apporter cette nouvelle charte à la profession des cabinets de recrutement ?

Elle sous entend davantage de communication et de transparence sur la nature de nos engagements vis-à-vis de nos clients et de nos candidats. Nos adhérents sont tenus de respecter la charte de l’AMCR qui exige la mise en place de processus qui professionnalisent la pratique du métier et garantissent aux clients et aux candidats une qualité de service conforme au contrat. D’ailleurs, la contractualisation de toute mission avant son démarrage est une exigence de la charte signée avec la CGEM et l’AGEF.

Quelles sont les actions décidées entre les deux associations pour faciliter le rapprochement entre l’offre et la demande du marché du travail?

Les associations signataires de la charte s’engagent à diffuser et à communiquer auprès de leurs adhérents les contenus de la charte. Les workshops de sensibilisation sont programmés dès le mois de juin prochain.

Quelles sont vos recommandations en tant que président de l’AMCR pour que ce partenariat réussisse ?

Les chefs d’entreprises ont bien pris conscience de l’importance de bien s’entourer et perçoivent le recrutement comme un facteur clé de performance. Le recours aux professionnels pour des profils pointus et pour les postes-clés dans l’entreprise n’est plus une affaire à prendre à la légère.
On ne recrute pas par coup de foudre, il n’y a pas un chef d’entreprise qui n’a pas fait payer à son entreprise les coûts exorbitants d’erreurs de recrutement. Mais malheureusement, ce sujet est encore tabou et fait encore partie des erreurs de gestion…
Ce partenariat réussira quand le recours aux professionnels du recrutement sera aussi automatique au même titre que le recours à un avocat ou un architecte.

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