décembre 16, 2017

 

Aménagement des congés : Obligatoire ?

Aménagement des congés : Obligatoire ?

Pour faciliter la gestion des congés et la rendre humaine toutefois, ce sont les responsables de chaque département qui devront mesurer la charge de travail et gérer en fonction des cas les différentes phases de dispatching des congés.

Que prévoit la loi dans ce cas ? Pas grand-chose car c’est surtout une question d’organisation au sein des entreprises de telle sorte que le processus continue sans créer des malaises ou des surcharges en cas de sous-effectif. Les cas sont différents selon que les sociétés ont une activité saisonnière ou une activité étalée sur l’année. Dans les deux configurations, la planification est nécessaire.

Les entreprises ont très vite compris qu’il était nécessaire d’avoir une visibilité pour ne pas courir de risque de rupture de la chaîne de production ou encore de perdre en compétitivité. Si dans les grandes entreprises les plannings de congé sont gérés au niveau central pour justement gérer les flux sortants des salariés et leurs remplacements, les PME se sont, elles aussi, inscrites dans ce même schéma.  La compétitivité et le microsystème ne permettant de passer à côté d’opportunités d’affaires car les équipes sont allées se dorer au soleil !

Les managers sont intransigeants sauf en cas de force majeure. Pour faciliter la gestion des congés et la rendre humaine toutefois, ce sont les responsables de chaque département qui devront mesurer la charge de travail et gérer en fonction des cas les différentes phases de dispatching des congés. Maintenant l’empathie étant de mise, les célibataires endurcis se sentiront toujours lésés car les couples et les parents sont toujours placés en priorité. Ne répondant à aucune loi spécifiquement, les autorisations de congé tiennent compte de ce critère.

Les mécontentements sont inévitables mais les chefs de département devront gérer les humeurs des uns et des autres en tranchant avec impartialité. Quoi qu’il en soit, les congés sont un droit et les salariés ne sont pas tenus de justifier la raison de leur demande s’ils souhaitent partir en congé. C’est la conscience professionnelle qui fera la différence. Les plus consciencieux analyseront eux-mêmes la situation et se mettront à la place de leurs responsables hiérarchiques pour trouver les meilleures situations. Les incontrôlables ou rebelles se contenteront de signifier officiellement leurs demandes sans tenir compte de leurs collègues ou des plannings de production.
Ce comportement en dit long et les managers devront vite détecter cet état d’esprit pour trouver un remède et surtout éviter la contagion !
L’engagement professionnel étant essentiel, les demandes de congé déposées brusquement ne peuvent que prouver des signes de malaise qui devront très vite être décodés par la hiérarchie pour prendre les dispositions qui s’imposent. Le bon manager devra jongler entre les doléances de ses collaborateurs et trouver le juste milieu pour que l’ambiance soit maintenue au sein des équipes et les frustrations amoindries. C’est tout un art aussi ! Comme le reste…

Un droit au salarié
Tout salarié a le droit, selon le Code du travail marocain, de bénéficier de son congé payé annuel, et ce, conformément au chapitre IV du titre III du livre II du  code du travail. Ainsi le salarié a droit, après 6 mois de service continu dans la même entreprise ou chez le même employeur, à un congé annuel payé.

A noter que le contrat de travail, la convention collective de travail, le règlement intérieur ou des usages, pourraient prévoir une durée plus longue de ce qui est prévu dans le code du travail, dans ce cas c’est le contrat du travail, ou la convention collective de travail, ou bien le règlement intérieur ou des usages, qui seraient applicables.
La durée du congé annuel est fixée à :

– un jour et demi de travail effectif par mois de service, soit au maximum 18 jours de congés payés. Le code du travail prévoit également des congés supplémentaires accordés aux salariés du fait de leur ancienneté, à raison d’un jour et demi de travail toutes les cinq années de travail effectif et ce, sans que le total des jours de congés ne dépasse 30 jours.

– deux jours de travail effectif par mois de service pour les salariés âgés de moins de dix-huit ans.
La renonciation au droit de congé.
Selon l’article 242 du code du travail, est considéré nul tout accord portant sur la renonciation préalable au droit au congé annuel payé ou sur l’abandon dudit congé, même contre l’octroi d’une indemnité compensatrice.
  (source: blog droit marocain)   

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