Canada : Les compétences marocaines mobilisées pour l’employabilité et l’entrepreneuriat

Canada : Les compétences marocaines mobilisées pour l’employabilité et l’entrepreneuriat

Le taux de chômage dans la communauté maghrébine dépasse les 20%

Faciliter l’accès au réseautage est une démarche d’importance car il est déterminant dans le pays d’accueil pour intégrer le marché de l’emploi. C’est aussi un élément qui manque souvent aux nouveaux arrivants.

C’est bien connu, l’intégration dans le milieu du travail pour les immigrants au Canada n’est pas chose assurée et aisée à leur arrivée dans le pays d’accueil. Un grand nombre d’immigrants l’ont appris à leurs dépends lors de leur installation dans le pays d’accueil. Plusieurs mois sont nécessaires, voire parfois des années pour trouver un emploi en adéquation avec ses compétences et sa formation. Dans la communauté maghrébine, le taux de chômage enregistré dans ce milieu qui dépasse les 20% atteste des difficultés que vivent les immigrants.

Conscient de cette situation, le Forum des compétences canado marocaines (FCCM) a très tôt fait de cette problématique une des ses principales préoccupations en tentant d’offrir aux chercheurs d’emploi un réseau de compétences et d’expériences pour les aider dans leurs démarches de recherche. Lors de l’exercice précédent, cela s’est traduit par une rencontre par mois sur l’exercice de bon nombre de professions. Des meetings lors desquels à chaque fois étaient discutés les préalables d’accès à une profession donnée avec la participation d’intervenants et d’experts dans le domaine abordé. L’essentiel pour tous c’est de guider les chercheurs d’emplois. Aujourd’hui, ce concept de rencontres va évoluer vers des 5 à 7 (17h à 19h) lors desquels les chercheurs d’emplois pourront rencontrer des professionnels de leur domaine et s’y constituer un réseau.

C’est ce qu’a annoncé Abdelaadim El Hanchi, président du FCCM. C’était la semaine dernière lors de l’assemblée générale ordinaire de l’entité, tenue dans les locaux de Dar Al Maghrib à Montréal. Faciliter l’accès au réseautage est une démarche d’importance car il est déterminant dans le pays d’accueil pour intégrer le marché de l’emploi. C’est aussi un élément qui manque souvent aux nouveaux arrivants. Pour accompagner ces derniers et plus globalement tous les chercheurs d’emplois de la communauté maghrébine, les membres du FCCM envisagent d’élaborer des guides professionnels sur plusieurs domaines d’activité.

Encourager l’entrepreneuriat et développer les échanges entre le Canada et le Maroc, sont d’autres missions que s’est assignées le Forum. Pour ce faire, l’association s’est renforcée depuis septembre dernier en s’alliant avec  AMCN (American Moroccan Competencies Network) et AMPA (Association of Moroccan Professionals in America).

L’objectif est de se positionner ensemble comme force de proposition en Amérique du Nord comme au Maroc. Après le rapprochement conclu fin 2016 à New York, une deuxième rencontre de tous les partenaires est prévue au cours de cette année à Montréal, de manière à capitaliser sur les expériences des uns et des autres en matière de projets de développement initiés par la diaspora en faveur du Maroc. Au cours de cette année, le Forum compte aussi se pencher sur l’après -Cop22.

Pour rappel une forte délégation de l’entité avait participé à cet évènement planétaire.

C’était l’occasion de présenter des projets dans le pipe en faveur de la protection de l’environnement au Maroc.

Aujourd’hui, les membres du Forum maintiennent le cap sur ce plan et comptent soutenir la concrétisation de plusieurs chantiers en la matière. Pour l’heure, plusieurs dossiers sont au stade d’étude de faisabilité.

La bonne nouvelle dans ce contexte de développement de projets dédié à l’économie verte au Maroc, c’est le programme de coopération climatique internationale du Québec et de l’Initiative jeunesse de lutte contre les changements climatiques. L’opération a été annoncée et lancée à Marrakech, en marge de la Conférence des parties, par le gouvernement québécois. Elle concrétise les mesures de coopération climatique dans l’espace francophone. 

Doté d’une enveloppe de 18 millions de dollars canadiens sur cinq ans, le programme appuiera des projets de coopération d’organisations québécoises du secteur privé, des milieux de la solidarité internationale et de la recherche qui agiront en collaboration avec leurs partenaires locaux du Sud.

Il s’agit de contribuer aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts des changements climatiques dans les pays francophones les plus vulnérables à ces impacts. Les secteurs ciblés sont les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’agriculture, la foresterie ainsi que la gestion des matières résiduelles dans les pays d’Afrique subsaharienne, d’Afrique du Nord et des Antilles. L’appel à candidatures a été lancé en novembre dernier. Le dépôt des dossiers peut se faire sur le site web  www.mddelcc.gouv.qc.ca/programmes/coop-climatique-internationale/index.htm. L’opération se poursuit jusqu’au 31 janvier prochain.

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