Changer de cap dans un contexte incertain ?

Changer de cap dans un contexte incertain ?

Est-ce qu’il y a une période propice pour changer de job ? Oui et non : tout est question d’opportunités. Il est actuellement clair que le marché de l’emploi est tendu et que les offres se font rares. Il existe beaucoup d’élus pour peu de postes, sauf pour les profils pointus, trilingues, en mesure d’occuper un poste immédiatement dans toutes ses dimensions. Actuellement, pour les entreprises, la priorité est, en général, à la réorganisation, à l’optimisation (besoins en audit, risk management, financiers) et aussi à une certaine offensive commerciale, d’où un besoin de développeurs.
Le secteur semi-public en particulier continue à avoir des besoins pour répondre aux lancements des projets ou à leur finalisation. Nous recrutons des candidats jeunes avec «primo expérience» tous profils confondus, et aussi quelques managers pour des projets structurants, mais ils ne sont pas légion… Nos candidats nous interpellent souvent pour savoir s’il est intéressant pour eux de changer et hésitent à rejoindre une nouvelle structure de peur de voir le projet s’arrêter en cours de route du fait de la crise (notamment pour les profils marketing/communication, et juridique).  Les entreprises pour leur part n’ayant pas de visibilité font un pas en avant puis deux en arrière et reportent souvent l’urgence du recrutement. Notre job de consultant se complique et nécessite une réelle expérience et une grande capacité d’adaptation. Au quotidien, c’est compliqué et cela nécessite de motiver les équipes pour ne pas baisser les bras. Il est clair que dans cette ambiance les petits cabinets non préparés ne tiendront pas compte de cet aspect et seront obligés de fermer ou de se reconvertir. Le client, donc le futur employeur, est beaucoup plus exigeant sur les candidatures présentées et recherche un retour sur investissement très rapide. Les salaires pour leur part sont revus à la baisse et les négociations durent longtemps. Tout est scruté à la loupe même dans les banques d’affaires d’ordinaire friandes de curriculum vitae à fort potentiel et habituées à donner des packages confortables. Le regard du client (candidat et employeur) a changé : on ne fait pas le saut par impulsion, tout est pesé et analysé longuement. Je pense que le candidat qui souhaite changer de job doit se poser un certain nombre de questions avant de tenter une nouvelle aventure.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *