Contrats d’insertion : Près de 66.000 à fin mai 2017

Contrats d’insertion :  Près de 66.000 à fin mai 2017

La CNSS et l’Anapec dévoilent les mesures incitatives à l’emploi salarié

Les bénéficiaires du CI accèdent à un emploi durable plus rapidement que les non bénéficiaires, soit 3,7 mois contre 12 mois.

54% des chercheurs d’emploi ayant bénéficié d’un contrat d’insertion achèvent leur stage au sein de l’entreprise d’accueil. C’est le constat livré par l’Anapec et la CNSS dans une conférence, tenue le 13 juin à Casablanca, sous le thème «Anapec-CNSS : ensemble pour la promotion de l’emploi à travers les mesures incitatives». Cet évènement présidé par Mohamed Yatim, ministre de l’emploi et de l’insertion professionnelle, a été l’occasion pour les deux organismes de dévoiler les nouvelles mesures incitatives à l’emploi salarié ainsi que de mettre en lumière le bilan des réalisations à fin mai 2017. Il s’est avéré que 40% des chercheurs d’emploi bénéficiaires sont recrutés par l’entreprise d’accueil et 35% par d’autres entreprises. Ainsi, l’évaluation du mécanisme des contrats livré par ce bilan dévoile que 75% des bénéficiaires ont réussi à avoir une insertion durable, soit 63% sur un CDI. De même, les deux organismes ont constaté que le passage par le contrat d’insertion (CI) améliore la qualité d’insertion. Dans cette lignée, les bénéficiaires du CI accèdent à un emploi durable plus rapidement que les non bénéficiaires, soit 3,7 mois contre 12 mois. Par ailleurs, 24% des employeurs ont recruté plus que leurs besoins et 31% des employeurs ont anticipé leur recrutement.

Par ailleurs, la loi n°101.14 a introduit des améliorations au niveau du contrat d’insertion depuis le 4 avril 2016. Celle-ci fixe la durée de stage à 24 mois maximum et garantit une couverture médicale durant la période de stage, à savoir une prise en charge par l’Etat de l’AMO. Ces améliorations ont également touché les appuis à l’insertion durable. Ainsi les employeurs sont tenus de recruter sur un contrat de travail au moins 60% des personnes ayant accompli le stage.

Au cours de cette rencontre les deux organismes ont dévoilé le nombre de contrats pour le contrat d’insertion amélioré-AMO, le contrat d’insertion amélioré-PCS et le dispositif Tahfiz. Il s’est avéré que 65.838 contrats ont été passés à fin mai 2017 tous dispositifs confondus. Plus en détail, les contrats d’insertion améliorés-AMO arrivent en tête avec 60.290 contrats passés, soit 92% des dispositifs déployés. Ce total concerne 5.883 entreprises. En seconde position, le dispositif Tahfiz avec 3.488 contrats passés à fin mai 2017, soit 5% de la totalité des contrats. Ainsi, Tahfiz a concerné 1.388 entreprises. En troisième place arrive le contrat d’insertion-amélioré-PCS avec 2.060 contrats signés, soit seulement 3% des contrats du dispositif mis en place. Ce type de contrat a mobilisé 232 entreprises.

Quant aux déclarations de salaires, les deux organismes dévoilent que parmi 5.883 entreprises, 4.609 déclarent leurs salariés dans le cas du dispositif CI amélioré-AMO. Ainsi, parmi les 59.510 stagiaires et salariés, 46.597 sont déclarés, soit un taux de déclaration des salaires de 78%.  Pour les CI-améliorés-PCS, 163 des entreprises parmi les 232 adoptant ce dispositif déclarent leurs stagiaires et salariés.
Dans ce sens, 1.564 stagiaires et salariés sont déclarés parmi 2.060, soit un taux de déclaration des salaires de 76%.

Pour le dispositif Tahfiz, ce taux a atteint 80%, soit 2.795 stagiaires et salariés sont déclarés parmi 3.481 stagiaires et salariés bénéficiant de ce type de contrat. Par ailleurs, le nombre d’entreprises déclarantes a atteint 1.127 entreprises parmi les 1.388 entreprises offrant ce type de contrat.

Par secteur d’activité, c’est le secteur des services qui profite de la plus grande part des contrats d’insertion améliorés avec 45% de la totalité des bénéficiaires de ce type de contrat. En seconde place, le secteur de l’industrie se positionne avec 44%. Loin derrière, le secteur de l’hôtellerie se place troisième avec seulement 6% des bénéficiaires de ce type de contrats.

La CNSS et l’Anapec ont également constaté sur le plan régional que la région de Casablanca-Settat arrive en premier avec 39% des bénéficiaires du CI-amélioré, suivie de la région de Rabat-Salé-Kénitra avec 27% des titulaires de ce contrat. En troisième rang, la région de Fès-Meknès a enregistré 12% des bénéficiaires des CI améliorés.

Anapec et CNSS : Un partenariat à durée indéterminée

L’Anapec et la CNSS ont signé au cours de cette rencontre une convention de partenariat à durée indéterminée. Cette convention vise principalement à définir les différents champs de partenariat liant les deux organismes en matière de promotion de l’emploi et de couverture sociale et médicale.

Les deux parties envisagent à travers cette convention de mettre en place les plates-formes informatiques supportant les mesures et prestations et assurer l’interconnexion entre les systèmes d’information des deux institutions. Ladite convention permettra aussi de fournir conjointement les informations disponibles en lien avec les axes de partenariat, à savoir entre autres les programmes actifs de l’emploi et l’Indemnité pour perte d’emploi (IPE) ou encore l’évaluation et étude d’impact des différents programmes et mesures de l’emploi.

Cette signature de convention a également pour finalité de sensibiliser, informer et former les collaborateurs des deux institutions sur leurs prestations et programmes et promouvoir les programmes et prestations gérés en partenariat entre les deux institutions.

Pour ce faire, un comité de pilotage présidé par les directeurs généraux des deux organismes est institué. Les signataires de la convention précisent que ce comité se réunira au moins deux fois par an et chaque fois que nécessaire. Par ailleurs, un comité technique entre les représentants des deux établissements est également mis en place.

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