Crise d emploi et immigration : Les précisions de Abdelouahed Souhail

Crise d emploi et immigration : Les précisions de Abdelouahed Souhail

Suite à un article paru sur nos pages en date du 12 juillet 2012 titré «Bientôt l’immigration choisie»? Le cabinet du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a adressé une mise au point à ALM concernant la question de la crise de l’emploi et l’immigration au Maroc. L’article en question, fondé sur une dépêche officielle, aurait laissé entendre que selon le ministre, la crise de l’emploi serait due en partie à l’accentuation des flux migratoires vers le Maroc. Or, d’après le cabinet du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, concernant les flux migratoires et contrairement à ce que laisse entendre ledit article, Abdelouahed Souhail rappelle le «durcissement des conditions d’accueil» et «l’accroissement de l’ostracisme» qui pourraient résulter de la crise de l’emploi que connaissent la plupart des pays et la nécessité de tenir compte des répercussions, n’est en aucune manière, un appel en faveur de «l’immigration choisie».
De ce fait, et en application du droit de réponse, ALM publie en partie le discours du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle lors de sa participation, du 3 au 6 juillet 2012, au forum de haut niveau de l’ECOSOC (Conseil économique et social de l’ONU) où il a présenté, entre autres, et à la demande de l’ECOSOC, une communication sur le thème «Partenariat pour lutter contre la crise de l’emploi des jeunes» :
«Le Maroc, de par sa situation géographique, est à la jonction des flux migratoires. Il est à la fois un pays d’émigration, d’immigration et de transit. Ces trois formes de migration ont été affectées par la crise et ont précipité des changements dans les politiques migratoires dans les pays de destination. Des politiques qui tendent vers un durcissement des conditions d’accueil et un accroissement de l’ostracisme. Nous assistons, du fait de la crise économique et financière à deux phénomènes. D’un côté, le repli sur le Maroc de ses propres ressortissants touchés par la crise, et de l’autre, l’afflux des ressortissants des pays du Nord pensant y trouver des niches insuffisamment exploitées. Autant de phénomènes, qui amplifient la crise de l’emploi au Maroc et peuvent aussi influer négativement sur les réalisations des politiques publiques nationales en les rendant inefficientes et insuffisantes pour absorber l’important flux migratoire.
Partant, il va sans dire que les défis de l’emploi et de la lutte contre la précarité doivent, également, être repensés dans le cadre d’un partenariat mondial et une meilleure concertation de la coopération tant au niveau bilatéral qu’au niveau multilatéral. J’en appelle donc au renforcement d’un partenariat actif dans le domaine de la migration impliquant une démarche plus globale, centrée sur une politique d’inclusion en vue de réduire la désocialisation et la vulnérabilité des étrangers. Ces partenariats devraient surtout permettre de mettre en œuvre des solutions à long terme pour éradiquer la pauvreté dans les pays en développement, promouvoir les principes de l’économie sociale et solidaire, assurer la transition vers l’économie verte et mettre en place des mesures concrètes de coopération dans le domaine du développement durable».

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