De nouveaux programmes avec la nouvelle loi de Finances

De nouveaux programmes avec la nouvelle loi de Finances

Avec la nouvelle loi de Finances 2012, dont le projet a été présenté jeudi dernier par le ministre de l’économie et des finances Nizar Baraka, trois nouveaux programmes de promotion de l’emploi viendront s’ajouter à ceux déjà existants, à savoir : «Idmaj», «Taehil» et «Moukawalati». Ces derniers seront soumis à une évaluation globale en vue de remédier aux insuffisances et d’améliorer leur fonctionnement. Côté résultats, à fin juillet 2011, le programme «Idmaj» a pu insérer 37.081 jeunes, portant le nombre total des bénéficiaires au titre de la période allant de 2007 à fin juillet 2011 à 232.415 avec l’objectif d’atteindre près de 300 mille à l’horizon 2012. Le programme «Taehil» a bénéficié à fin juillet 2011 à plus de 11.113 jeunes qui ont suivi un cycle de formation pour faciliter leur insertion dans le marché du travail, portant le nombre total des bénéficiaires au titre de la période allant de 2007 à fin juillet 2011 à 61.730. Par ailleurs, 3.584 projets ont été financés et autofinancés de 2007 à fin juillet 2011 dans le cadre du programme «Moukawalati». De leur côté, les nouveaux programmes s’appelleront «Moubadara», «Taater» et «Istiabe». L’objectif étant d’appuyer les programmes existants, mais surtout la réduction du taux de chômage à 8% à l’horizon 2016. Le premier programme «Moubadara» porte sur l’encouragement de l’emploi au sein des associations ayant une action de proximité et œuvrant notamment dans le domaine social et éducatif. De son côté, le programme «Taater» est destiné aux diplômés chômeurs de longue durée. Il vise l’octroi d’une aide mensuelle, dans la limite d’une année de stage, ainsi que l’encadrement de 50 mille stagiaires par an. Enfin, le Programme «Istiabe» est destiné à promouvoir l’intégration du secteur informel dans l’économie nationale de manière à assurer la stabilité de l’emploi et l’amélioration des conditions de travail. Toutefois, il reste de nature provisoire. Pour sa part, l’auto-emploi n’est pas en reste, puisque le gouvernement envisage sa promotion à travers l’accompagnement des nouvelles entreprises et la facilitation de leur accès à la commande publique. En matière d’outils d’observation et d’intermédiation, le gouvernement procédera progressivement à la création d’un observatoire national de l’emploi, à la mise en place d’un système d’information national permettant l’analyse précise du marché de l’emploi et à l’amélioration du système d’intermédiation et au renforcement de sa capacité à assurer le lien entre les besoins du marché et le dispositif de formation. Autant de projets et de programmes que le ministère de l’emploi devra  financer avec les 309 millions DH dédiés à l’emploi. L’enveloppe budgétaire totale allouée au ministère de l’emploi et de la formation professionnelle au titre de l’année 2012 s’élève, elle, à plus de 1,06 milliard de dirhams.

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