Elle a été primée en Pologne : Hub Africa 2019 a célébré l’Open Innovation au service de la PME

Elle a été primée en Pologne : Hub Africa 2019 a célébré l’Open Innovation au service de la PME

La 7ème édition de Hub Africa a permis de mettre sur le tapis des sujets cruciaux. Et le rendez-vous prochain donné aux entrepreneurs et investisseurs est d’ores et déjà fixé

«Open Innovation au service de la PME en Afrique»; telle a été la thématique qui a permis de distinguer 7 catégories d’entrepreneurs ou d’initiatives. Un prix spécial a été décerné à la 6ème présidente de l’Ile Maurice, Ameenah Gurib Fakim. C’est à cette issue que le Grand Prix Hub Africa est revenu à Karim Tazi de Marwa. Le prix de la femme entrepreneure a été décerné à Rokhaya Sall, PDG de Mineex. Le jury a accordé le prix de la Coopération Sud à S2M, reçu par Aziz Daddane. Et c’est Hafid Griguer, représentant la société Pillioty, à qui revient le prix de l’entreprise innovante.

Le prix de l’Impact sociétal a été remis à Eugène Ndiaye de Sodeca et le Coup de cœur à Aziz El Yaagoubi de Accel City. Le second jour a été animé par trois séances plénières, à savoir «Regards croisés d’entrepreneurs africains», «Retour d’expériences d’initiatives d’Open Innovation», «La ZLCA : défis et enjeux». C’est d’ailleurs à l’issue de cette dernière conférence que Mountaga Keita, PDG de Tulip Industries Ltd (Guinée), est revenu sur son parcours d’homme d’affaires, de banquier formé à Harvard, devenu inventeur d’une borne multitâches et multiservices en faveur de la télémédecine. Aujourd’hui, son usine est mise en place et un appel a été lancé, par le biais de Hub Africa, aux Etats africains pour des commandes. La plate-forme ainsi élaborée depuis des années par ses fondateurs Zakaria Fahim, président de BDO Maroc, et Alioune Guèye, CEO Hub Africa, vise essentiellement à valoriser les services des start-up et à favoriser l’échange entre les différentes parties prenantes.

M. Zoghlami, DG et co-fondateur d’Africup (Tunisie), insistera, pour sa part, sur l’importance de l’industrie du jeu vidéo qui pèse 140 milliards $ contre 70 milliards pour le cinéma. Avec sa vidéo-témoin, baptisée «Industries créatives digitales», il a mis l’accent sur l’afrofuturisme, non sans occulter une niche qui doit surfer sur la génération digitale. Son invention est en cours de lancement au Burkina Faso. A la clé le coding et la 3 D. Ce fut l’occasion aussi à Aphrodice Mutangana, DG de kLab (Kigali), qui a décrit son espace de co-working, espace d’innovation, au service de la jeunesse et qui compte aujourd’hui plus de 2.000 membres, 400 à 500 mentors.

Pour sa part, Youssef El Aoufir, managing director and Operations Officer du Groupe Intelcia, a rappelé l’évolution du groupe qui s’implante en Afrique, en Europe et bientôt en Amérique du Nord. Pour le panel «Retour d’expériences d’initiatives d’Open Innovation», Zineb Bennouna, chef du département Innovation à Lydec, et Maguette MBow, fondateur de Bee’s 55, ont démontré le nouveau visage de l’Afrique, une Afrique qui gagne.

La dernière plénière ayant trait à la Zone de libre-échange économique en Afrique (ZLCA), Ameenah Gurib Fakim a salué un traité, ratifié par 24 Etats qui devrait éliminer les droits de douane, instaurer un marché unique et booster le PIB des Etats africains. De l’avis de la 6ème présidente de Maurice, «un continent intégré signifie plus de productions, plus investissements, la libre circulation des biens et des personnes». Ella a également souligné les appréhensions, les défis et les malaises qui retardent les avancées dans le sens de l’ouverture. Les enjeux sont pourtant énormes. Avec une prévision des échanges commerciaux estimée de 50 à 70 milliards $ vers 2040, les exportateurs auront certainement de nouveaux débouchés. Le secteur industriel devra tripler en 2025, la sécurité alimentaire renforcée… Et pour boucler la boucle, la ZLCA devrait faciliter l’intégration financière.

Alioune Guèye, a rappelé l’exemple de l’Union européenne qui avait démarré par un accord sur le charbon et l’acier mais qui a pu atteindre les pays de l’Est après la chute du mur de Berlin. Aujourd’hui, la circulation des biens et des personnes représente un acquis. Dans la même optique, la lettre «No visa pour les entrepreneurs en Afrique», rédigée par Zakaria Fahim et adressée au président en exercice de l’UA, à un certain nombre d’organismes et instances du continent, permettra certainement de faire du lobbying dans ce cas. Les avantages sont énormes quand on sait qu’à ce jour de jeunes gagnants de l’African Pitch Roadshow n’ont pu concourir à la finale à Casablanca, faute de visa.

Bref, la 7ème édition de Hub Africa a permis de mettre sur le tapis des sujets cruciaux. Et le rendez-vous prochain donné aux entrepreneurs et investisseurs est d’ores et déjà fixé, à la même période, en 2020 sur un thème tout aussi important que celui de la «PPP, levier de la PME en Afrique».

Quant aux prix qui ont récompensé les start-up de l’African, Pitch Roadshow 2019, ayant gagné et participé à la finale, le palmarès 2019 se décline ainsi :

• 1er Prix à Tira Robots de Wassim Ben Hamida (Tunis), ce projet est une solution, spécialisée dans la fabrication de robots de manutention.

• 2ème Prix Soteko City  (Bruxelles pour la diaspora) (Smart City) de la team dirigée par Roxanna Dela Fiamor, émue aux larmes, et qui comprend Joël Buleli et Marc DePaus  (Bruxelles pour la diaspora)

• 3ème Prix à Boostiny de Tarek Nachnouci  (Tunis) dont le projet porte sur une plate-forme de recommandation rémunérée qui met à la disposition de tout utilisateur une sélection d’offres commerciales et des outils permettant de les diffuser à travers ses réseaux de contacts. Il devient alors un Nano-Influenceur et touche une commission sur chaque clic, prospect ou vente générés.

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