Enquête sur la fonction RH au Maroc : Quels enseignements tirer ?

Enquête sur la fonction RH au Maroc : Quels enseignements tirer ?

Le cabinet Diorh vient de publier son enquête 2013 sur la fonction RH au Maroc. Contrairement à ce qui est exercé dans les pays développés, notamment ceux anglo-saxons, la fonction RH au Maroc n’a pas les moyens de s’étendre sur la totalité de ses prérogatives.

Confinée à des tâches administratives et de gestion de personnel, cette fonction interfère peu dans la stratégie décisionnelle d’une entreprise.

Toute chose étant égale par ailleurs, entre réalité conjoncturelle et ambitions, bien de changements devraient asseoir pour cette fonction, dans les années à venir, une place bien plus importante dans la vie interne et externe d’une entreprise.  ALM fait le point sur les importants enseignements à tirer de l’enquête en question.

Il s’agit de la quatrième enquête que publie le cabinet Diorh depuis 2001.  Pour la réalisation de ce dernier fleuron, 107 entreprises ont joué le jeu. Sur cet échantillon, les PME représentent un peu plus de 45%. «Nous avons remarqué que le poids des effectifs chez les multinationales et nationales est, aujourd’hui, très équilibré. Les nationales ont dû effectuer plusieurs restructurations pour faire face à la mondialisation et ont certainement compris que l’on peut avoir des performances équivalentes avec moins de ressources.

Les salaires dans la fonction RH ont même connu une évolution de 40% au cours des douze années passées» , note Achraf Dahbi, responsable activités conseil et études chez Diorh. Pour ce dernier, il est important que la fonction RH se positionne davantage comme stratégique. «La DRH doit avoir une vision transversale et partager toutes les décisions ayant trait de près ou de loin aux ressources humaines». Pour ce faire, l’externalisation serait la solution. Selon les concepteurs de ladite enquête, tout ce qui est paie, gestion d’absences… devrait être externalisé ou alloué à des subordonnés avant de permettre aux DRH d’assurer les fonctions transversales.

En effet, si le DRH était perçu il y a des années de cela comme «sapeur-pompier» de l’entreprise dans la mesure où il avait à gérer toute crise avec le personnel et les syndicats, aujourd’hui ce dernier est appelé à assurer une tâche beaucoup plus large, sans pour autant en avoir les  moyens. Essaid Bellal, directeur général de Dioeh, souligne à ce titre : «Le DRH ne doit plus être un simple business prestataire. Il est appelé à se faire une place et assurer une fonction de business partenaire». Il est à noter dans ce sens que les effectifs dédiés à la fonction RH représentent 1,28% de l’effectif total des entreprises de l’échantillon. Le ratio standard à l’international étant de 1,05%, celui national serait plus élevé du fait que l’on a très peu recours à l’externalisation.

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