Ergonomie du travail : Nuisance, ennemie de la productivité

Ergonomie du travail : Nuisance, ennemie de la productivité

L’espace de travail contribue à la motivation et donc à la productivité. Les conditions de travail sont d’ailleurs réglementées par le législateur et personne ne peut y déroger ni les contourner. L’article 281 du Code du travail (chapitre 1er dispositions générales Titre IV de l’hygiène et de la sécurité des salariés) stipule clairement que «l’employeur doit veiller à ce que les locaux de travail soient tenus dans un bon état de propreté et de présenter les conditions d’hygiène et de salubrité nécessaires à la santé des salariés, notamment en ce qui concerne le dispositif de prévention de l’incendie, l’éclairage, le chauffage, l’aération, l’insonorisation, la ventilation (…) et des conditions d’hygiène satisfaisants pour les salariés.»

Il est évident que la direction générale devra mettre dans sa balance cet aspect réglementaire lors d’une prise de décision qui pourrait nuire ou diminuer la productivité d’un collaborateur. Quand la nuisance perturbe l’intérêt collectif, la hiérarchie doit en effet remettre les pendules à l’heure et déterminer les règles du jeu de telle sorte que toutes les équipes puissent travailler dans une ambiance saine.

Les nuisances sont très fréquentes et c’est bien pourquoi certaines fonctions ne peuvent pas cohabiter. Pire, l’open space dans ce cas ne trouve plus sa place !
Que dire en effet du cas d’une usine de production de produit de grande consommation qui ses bureaux administratifs au sein des ateliers ?

Il est évident que la direction des ressources humaines qui étudie logiquement les espaces affectés en fonction des compétences et des fonctions de chacun a son mot à dire sur la question. C’est ainsi que dans les multinationales, les espaces de nuisance sont soit installés très loin des locaux, soit déplacés géographiquement. D’ailleurs, le management des ressources humaines préconise un discours différent pour l’ouvrier ou le technicien.

Un discours qui n’aura rien à voir avec un responsable dont les missions sous-entendent un objectif de résultat, de l’initiative et donc de prise de risque…

Mélanger les genres risque de créer une cacophonie. Et la cacophonie ne peut engendrer que mauvaise ambiance et contre-productivité. Les collaborateurs qui ont l’habitude de travailler sous une hiérarchie et en équipe sont forcément obligés de travailler dans un mode open space. Le stress et la nature des travaux entraînent d’une manière naturelle une montée d’adrénaline et des prises de bec assurées avec les uns et les autres.

Résultat des courses : si un autre collaborateur ayant une fonction tout autre se trouve à proximité, il est évident que l’accrochage est inévitable.
L’arbitrage de la direction générale se fait donc en fonction des différentes contraintes de métiers en présence. Car la bonne marche de l’entreprise en dépend.

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