Ergonomie : Quand les réseaux sociaux s’en mêlent !

Ergonomie : Quand les réseaux sociaux s’en mêlent !

La déperdition du temps de travail ne peut plus être dissociée des réseaux sociaux et de la Toile en général. Combien de personnes au travail ont changé leur quotidien dès lors que l’actualité est devenue souveraine sur la Toile ? Au lieu de démarrer leur journée en feuilletant les journaux, le réflexe numéro 1 de bien des salariés est désormais lié au clic de la souris de l’ordinateur vers les espaces interactifs…

Facebook, Twitter, Whatsappp… tous les moteurs de recherche sont à la portée et envoient de l’information du monde entier en un temps record. S’en passer? Que nenni ! Gérer son temps pour ne pas oublier l’essentiel au travail devient dès lors impératif.

Les managers en sont conscients mais ont du mal à maîtriser l’impact de la Toile sur la rentabilité de leurs équipes. La déperdition du temps coutant à l’entreprise… Plusieurs alternatives sont possibles. Selon les secteurs d’activité, les procédures divergent.

A titre d’exemple, certaines entreprises ont décidé de supprimer des applications sur le réseau intranet à leurs employés pour éviter la dépendance et l’abus qui mènent à la non rentabilité. Certaines sociétés ont étudié différents cas et ont analysé les besoins, service par service, département par département pour ne pas être injustes avec leur personnel. Les témoignages sont nombreux à ce sujet mais sous couvert de l’anonymat car le vide juridique à ce niveau crée de la gêne entre les deux parties.

Certains domaines qui font de la veille stratégique leur principale mission sont toutefois exclus de cette situation. Faire de la recherche d’informations et des recoupements ne pouvant plus uniquement passer par les canaux classiques… Et si les alertes sont commandées par de nombreux managers sur leur portable même, il n’est pas exclu que les salariés qui n’ont pas forcément certaines applications payantes sont acculés à surfer sur la Toile pour dénicher l’information.

Toujours est-il que les utilisations abusives des réseaux sociaux dans l’espace de travail créent bien de débordements. Combien de fois, en plein milieu de la journée, quelqu’un s’exclame pour annoncer telle ou telle nouvelle à ses collègues ? Une nouvelle qui risque de détourner les uns et les autres de leurs tâches un bon quart d’heure, voire plus… Comment gérer une telle situation ?
La culture d’entreprise y est pour quelque chose. Car quelle que soit l’importance d’une information, ne pas respecter les uns et les autres, surtout en mode open space, nuit à la productivité. Le transfert de l’information doit obéir à des règles.

Les collègues peuvent se partager de l’information mais dans le respect absolu. Les emails, les partages à travers le réseau ont été conçus par les informaticiens. Et en même temps, la traçabilité existe dans le cas où l’information aurait une incidence sur la productivité. Le législateur ne l’a pas prévu mais le manager doit prévoir des procédures dans son management pour éviter les abus et le laisser aller… L’information cause des perturbations si elle sert à dissiper les maîtres d’œuvre d’une chaîne de distribution.

A long terme, si l’emprise n’est pas effectuée sur le phénomène, les réseaux sociaux envahiront la vie au travail sans crier gare. Des erreurs peuvent surgir par inadvertance. Elles peuvent être fatales car elles prennent petit à petit la place des missions premières pour lesquelles le salarié reçoit ses émoluments. Et si les priorités s’inversent en entreprise, la banqueroute est vite annoncée. Face à cela, les directions trancheront en fonction des métiers sur la question de laisser libre accès ou pas aux réseaux sociaux.

Certains domaines d’activité ont tranché et interdit leur accès durant les heures de travail. D’autres laissent faire mais vérifient, grâce à des procédures claires, la façon dont est utilisé le Net par le biais notamment de l’adresse IP de chaque utilisateur. Tout compte fait, tout est une question de dosage. Car personne ne peut faire la police.

Les salariés sont adultes et la démocratisation de l’Internet rend de plus en plus difficile sa maîtrise même sur les lieux de travail. Les téléphones étant personnels et ne peuvant pas être confisqués !!!

Billet: Prise de risques

La responsabilité d’un manager est une donnée mesurable. Le patron qui saura le faire augmentera ses chances de réussir dans sa noble tâche. Identifier les obstacles, des dangers, les aléas mais aussi les atouts, les plus-values, les compétences; tel est le premier exercice auquel devra se livrer le manager et ce, dès sa prise de contrôle. Car son poste est d’une envergure stratégique… Le tableau de bord ainsi constitué permettra de déterminer alors les objectifs et décliner la stratégie globale en actions. Des actions mises en œuvre par les compétences identifiées dans le cadre de l’exercice. Sans cela, l’entreprise, quelles que soient ses performances, ne pourra pas se développer et étendre ses tentacules pour gagner des parts de marché.  Sans cela, le décideur naviguera à vue et sera à la merci de tous les imprévus. Sans cela, il n’aura pas les informations nécessaires et suffisantes sur les uns et les autres pour bien s’entourer. Au final, il s’entourera de bras cassés qui le mèneront au chaos. Le programme Emergence a démontré ses limites dans le capital humain. Ce dernier représentant la clé de voûte de la réussite économique…

Le patron est, certes, à la place de choix au niveau de la pyramide, mais sans de bons soldats il ne pourra pas mener bataille contre une concurrence acerbe. Quelles que soient ses compétences, sa bonne foi, ses décisions, si le middle management n’est pas rodé par le top management, les actions risquent de s’effriter et s’éteindre comme un feu de paille.

Au contraire, celui qui acceptera de partager la responsabilité clairement en désignant des personnes à la tête de chaque pôle, minimisera les risques car il optimise les ressources en les ramenant vers l’engagement.  La responsabilité est aussi dans sa délégation. Formalisée, elle permet de neutraliser les ondes de choc mais aussi de protéger le premier « guide » de l’entreprise. Sans cela, le navire ira s’écraser sous les flots tôt ou tard.      

 

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