Etude: 36% des Marocains sont malheureux au travail

Etude: 36% des Marocains sont malheureux au travail

36% des Marocains ne sont pas heureux au travail. C’est l’un des constats qui ressort de l’étude nationale sur le bien-être au travail de l’Observatoire marocain du bonheur.

Réalisée par le cabinet OpinionWay auprès de 1.200 travailleurs, tous secteurs d’activités confondus, cette étude vise à mesurer le niveau de bien-être des Marocains au travail et à identifier les facteurs qui expliquent et impactent le plus leurs ressentis. Signalons que les Marocains  qui expriment un certain «mal-être au travail», sont surreprésentés en zone rurale (50% contre 36% sur le total de l’échantillon). Ainsi, il ne sont que 46%  à ressentir un véritable bien -être au travail en attribuant une note comprise entre 8 et 10 (10 signifie qu’ils se sentent très bien au travail) et 18% ont donné une note entre 6 et 7. Toujours selon l’étude, ce sont  les hauts fonctionnaires du public qui sont les plus satisfaits de leur sort (56% contre 46% sur le total de l’échantillon). Parmi les salariés qui affichent le plus haut niveau de bien-être ressenti, on retrouve les résidents des provinces du Sud (54%), les individus ayant obtenu une augmentation salariale (54%).

Il est important de relever que près de la moitié des salariés «heureux au travail» n’ont en apparence pas de raisons tangibles (rémunération, conditions de travail, environnement…) pour justifier un tel bien-être. Selon le cabinet OpinionWay, «la véritable explication réside dans leurs postures mentales qui expriment une résilience solidement ancrée. En d’autres termes, ces individus-là s’accommodent de leur situation et s’estiment heureux d’avoir un travail». L’autre résultat important de ce sondage concerne la conception du travail. Près du tiers des sondés (30%) considèrent que le travail est une source de stress. Trois principaux facteurs sont à l’origine de ce stress : le manque de reconnaissance, le manque de moyens pour atteindre les objectifs et le sentiment de surcharge de travail.

Le deuxième axe principal de cette étude a porté sur l’identification des facteurs qui impactent le niveau du bien-être au travail. Il s’agit dans l’ordre de la quête de sens, la maîtrise des tâches, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, la rémunération et les gratifications, le niveau d’autonomie et de responsabilité, l’ouverture sur l’extérieur, la sécurité et la salubrité de l’environnement de travail, le support de la hiérarchie et l’entraide des pairs, la transparence et la pérennité organisationnelle, possibilité d’avancement et l’expression de son potentiel créatif, la moindre difficulté physique des tâches à accomplir et enfin l’ambiance de travail.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *