A l’écoute du monde des affaires grâce à un système de veille

A l’écoute du monde des affaires grâce  à un système de veille

ALM : Que faites-vous pour mieux adapter vos offres en formations avec le marché?
 

Abderrafie Haloui : Nous interrogeons précisément les acteurs du marché. Les entreprises en premier lieu. Voyez-vous, la mission d’une école de commerce comme la nôtre n’est pas de former des managers de grand talent ou des leaders charismatiques dans des métiers qui n’existent pas ! Nous sommes par conséquent très à l’écoute du monde des affaires grâce à un système de veille qui nous permet de sonder les besoins en compétences des recruteurs et DRH, soit en allant vers ces derniers à coups d’entretiens, d’enquêtes et d’études de marchés, soit en les attirant vers nous à l’occasion des manifestations scientifiques et culturelles qui sont organisées régulièrement au sein de l’école. Bien entendu, ceci n’est que l’un des versants de la vallée ! À l’instar d’un moteur à tandem, le «pull» du marché est systématiquement contrebalancé par le «push» de nos propres experts et conseillers internes que sont les enseignants et les chercheurs. Dans certains cas, les étudiants eux-mêmes s’érigent en partie prenante à part entière dans le processus d’évolution et de réforme des formations, ce qui nous permet d’engager, puis d’entretenir un véritable cercle vertueux de production et de diffusion de connaissances entre l’ensemble des parties prenantes. Enfin, forte de son réseau national et international de partenaires durables, l’école est également très attentive à ce qu’il est convenu d’appeler les «Best Practices» ou les meilleures pratiques en matière d’enseignement et de pédagogie. La valorisation de ces dernières est rendue possible grâce au transfert soutenu des savoirs et des pratiques (un système de Knowledge Management, dirions-nous aujourd’hui) entre l’école et ses partenaires. Ce qui nous permet d’avoir une bonne visibilité sur l’enseignement du management, aussi bien sur la scène nationale que sur la scène internationale.

ALM : Quel est le taux d’insertion des lauréats de Sup de Co ?

Sup de Co Marrakech fait ce métier depuis bientôt 30 ans, dispose d’un réseau d’environ 3.000 diplômés, et s’appuie sur la notoriété acquise par le réseau de l’école auprès des recruteurs et DRH. Nous diplômons près de 160 Bac+5 par an, avec un taux moyen d’insertion professionnelle de 70% après trois mois, et de 95% après un an. Il s’agit donc d’une voie de formation qui a très largement fait ses preuves.

ALM : Quelles sont les filières les plus prisées par vos étudiants ?

Sur la durée, les données affichent une petite variance entre les options (Finance, Commerce international, RH) que nous proposons à partir de la 4ème année, c’est-à dire au sein de la filière «Management Spécialisé» (Bac+5). Les choix des uns et des autres se situent donc grosso modo dans la «loi normale» –pour utiliser un vocabulaire statistique– ce qui explique (en grande partie du moins) la viabilité et la complémentarité des trois options susmentionnées au regard – nous l’évoquions tout à l’heure – des besoins du marché.

ALM : Aux jeunes bacheliers, quels conseils donneriez-vous pour choisir leurs études supérieures ?

«Rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce qu’on en pense», disait Hamlet. À vrai dire, tout dépend de ce qu’on désire accomplir ! Après quoi, nous nous en donnons les moyens. En effet, nombre de bacheliers cherchent encore à choisir «une» formation parmi d’autres ou (pire encore !) «La meilleure» formation entre toutes (à vrai dire, il n’y en a pas!), au lieu de s’engager, d’ores et déjà, dans un véritable projet professionnel au cours duquel il (elle) pourra se surpasser, se surprendre, tout en apportant une véritable valeur ajoutée à l’école et à la société, peu importe la vocation ou le métier retenu.

Un tel accomplissement requiert cependant un environnement propice à l’apprentissage, mieux encore, à l’épanouissement individuel et collectif et à la création sous toutes ses formes ! Or, nous ne savons que trop bien que les écoles et les institutions ne sont pas toutes équipées pour relever un tel défi. C’est pourquoi – et c’est là notre second conseil à l’attention des bacheliers – il est tout à fait décisif de viser en priorité les établissements qui ont fait leurs preuves et qui continuent d’assumer l’audace et la responsabilité, non pas tant pour«former» que pour accompagner véritablement les «étudiants porteurs de projets» à accomplir leurs propres desseins! Du reste, nous invitons nos chers bacheliers à regarder de près les classements des établissements, les accréditations et autres labels de reconnaissance ou d’excellence, les partenariats ainsi que l’ouverture des formations à l’international. En leur souhaitant à tous bonne chance et bonne continuation !

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