Création d’entreprise : L’essaimage diminue les risques de faillite

Création d’entreprise : L’essaimage diminue les risques de faillite

Ce qui était connu, il y a quelques années, par l’essaimage au Maroc l’est désormais encore plus à travers le mot magique «incubateur». Cela dit la politique d’essaimage revêt une dimension internationale et c’est elle qui porte les incubateurs. C’est dans cette optique que le Réseau Maroc Incubation et Essaimage a été créé au Royaume par le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) pour assurer la promotion de la création d’entreprises innovantes à travers l’incubation et/ou l’essaimage. Parmi ses missions essentielles, la sensibilisation à l’entrepreneuriat. L’une de ses démarches a trait à l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets de création d’entreprises. La formation des responsables d’incubateurs et des pépinières d’entreprises représente aussi un axe dans les missions. L’évaluation, la sélection et l’accompagnement financiers incitatifs sont aussi les principales actions qui justifient cette création. Bien entendu, le réseau permet d’une façon plus globale l’encouragement et le soutien de l’activité de l’essaimage à partir des entreprises existantes.

Moralité : l’entrepreneuriat n’est pas un exercice simple. Y parvenir c’est non seulement avoir une idée innovante qui admet un marché mais aussi des partenaires de telle sorte à être accompagné et aidé dans le processus le plus crucial, à savoir le début de l’aventure.
C’est tout cela l’enjeu. Car si plusieurs initiatives entrepreneuriales se trouvent avortées après quelques mois, voire un an d’existence c’est justement parce que l’isolement est fatal. A moins d’avoir son propre réseau et une manne financière qui permet à son propriétaire de prendre des risques sans se soucier des conséquences.

Toujours est-il que le RMIE, telle que son organisation le suggère, offre des prestations très intéressantes et sans frais !
Déjà, son comité de pilotage est constitué de bailleurs de fonds dont le rôle est de définir les orientations du réseau. Le comité de gestion regroupe, quant à lui, des représentants des différents partenaires du réseau. Une cellule de coordination-animation permet d’assurer à la fois la coordination des actions du réseau et la communication interne et externe du RMIE. Le Comité de sélection et d’évaluation (CSE) examine et sélectionne les projets de création d’entreprises soumis par les incubateurs en vue de bénéficier d’un soutien financier du RMIE. Le processus est donc global. Et les porteurs de projets auront tout à gagner à passer par ce type d’entité qui saura leur économiser bien du temps et de l’énergie. Plus, les bailleurs de fonds pourront évaluer les investissements et les porteurs de projets en profiter. La boucle sera bouclée !

C’est dans cette optique globale que l’entrepreneuriat pourra se frayer un chemin dans les dédales d’une économie consolidée surtout par les grands groupes. La cohabitation devra passer plus aisément par un tel processus.
L’essaimage c’est tout cela. Cette notion renvoie directement au soutien apporté par une entreprise à ses salariés pour la création ou la reprise d’une entreprise. Ce dernier se traduira par la collecte de l’information, l’accompagnement méthodologique ou technique, la formation, l’appui logistique et le soutien financier. L’intérêt pour le salarié est réel puisque la préparation est primordiale dans la réussite d’un projet de création ou de reprise d’entreprise. En fin de parcours, il quitte son entreprise dans une relation win win.

De son côté, l’entreprise qui pratique l’essaimage dispose d’un outil flexible pour recruter des collaborateurs ayant un potentiel entrepreneurial. Elle peut, de cette manière, gérer les emplois et les compétences en favorisant la mobilité des salariés. Faire évoluer la culture de l’entreprise en valorisant la prise d’initiative est aussi un avantage de cette politique d’essaimage. La valorisation d’un élément de son patrimoine rappelle l’importance de cette stratégie. Car de cette manière, l’entreprise participe au développement du tissu économique des territoires sur lesquels elle est implantée et peut nouer des partenariats avec les acteurs locaux. L’incubateur n’est pas forcément une démarche qui se consacre aux salariés d’une entreprise. Il renvoie le plus souvent dans la réalité marocaine à des étudiants, jeunes lauréats qui sont porteurs de projets. La dimension salarié/entreprise n’existant pas à ce niveau.
C’est tout là la différence. Si un licenciement pour restructuration peut être remplacé par un essaimage l’entreprise deviendra un modèle de responsabilité sociale hors du commun !

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