Emploi des jeunes : La formation professionnelle décortiquée par Attijariwafa bank

Emploi des jeunes : La formation professionnelle décortiquée par Attijariwafa bank

Pour faire face à la fuite des cerveaux, les entreprises doivent revoir leur gestion des ressources humaines en prenant compte des aspirations de la nouvelle génération existante sur le marché de l’emploi.

L’ouverture de la formation professionnelle aux métiers du futur a été au cœur de la 52ème édition du cycle de conférences d’Attijariwafa bank «Echanger pour mieux comprendre». Un éclairage sur la nouvelle vision de la formation professionnelle a été apporté lors de cette rencontre qui s’est déroulée jeudi 3 octobre à Casablanca.  L’occasion étant d’analyser le marché de l’emploi dans un contexte de mutations. «A la lumière des Hautes directives royales, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail revêt un rôle stratégique dans le processus d’insertion professionnelle des jeunes dans un marché de travail en profonde mutation», a déclaré dans ce sens Mohamed El Kettani, président-directeur général du Groupe Attijariwafa bank, dans son allocution d’ouverture. Un parterre de haut niveau a participé à cette rencontre, en l’occurrence Loubna Tricha, directrice générale de l’OFPPT, qui a passé en revue les objectifs de la nouvelle stratégie de l’Office et ses principaux chantiers. «Trois défis constituent désormais les priorités de l’Office, à savoir la recherche de synergies entre l’OFPPT, les Régions et les entreprises, la formation et la valorisation des formateurs et l’intégration de la chaîne de valeur», a-t-elle énuméré. Et de préciser que «la réussite de cette feuille de route est tributaire de la capacité d’anticipation des entreprises en termes de compétences et de métiers». Les nouvelles tendances du marché de l’emploi ont par ailleurs été exposées par Sofia Nouri, Managing Partner de N2Growth Morocco. L’intervenante a, à cet effet, précisé que la forte demande du marché est en faveur des métiers liés au digital, à l’intelligence artificielle et aux énergies renouvelables.

«Tous ces métiers et formations y afférentes connaîtront une forte croissance durant la prochaine décennie», a-t-elle souligné. Le débat a par ailleurs porté sur la problématique de la fuite des cerveaux. Pour faire face à ce défi, les entreprises doivent revoir leur gestion des ressources humaines en prenant compte des aspirations de la nouvelle génération existante sur le marché de l’emploi. L’accent devrait ainsi être mis sur le bien-être au travail, le développement des soft skills des collaborateurs, et le renforcement du sens d’appartenance à l’entreprise. Outre la fuite des cerveaux, d’autres défis sont à relever. Citons en premier le défi démographique. Les participants à cette rencontre ont dans ce sens souligné l’incapacité d’absorber les nouveaux arrivants sur le marché. La technologie est également un enjeu important au développement de l’employabilité des jeunes. L’idée étant d’anticiper les mutations du marché de l’emploi dans un contexte marqué par une mutation des usages quotidiens.

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