Enseignement supérieur : Les choses sérieuses commencent ?

Enseignement supérieur : Les choses sérieuses commencent ?

Plus de 156.000 bacheliers sont concernés

Les étudiants, les parents, les entreprises et la société civile ont besoin de plus d’informations pour se décider sur les programmes à valeur ajoutée auxquels il faudra souscrire.

Le secteur de l’enseignement supérieur au Maroc a fait l’objet depuis 2000 d’une succession de réformes qui ont porté sur plusieurs aspects touchant aussi bien à la gouvernance, à la régulation qu’à la pédagogie. Ces réformes se sont traduites notamment par la mise en place du système LMD (Licence-Master-Doctorat) qui a permis d’harmoniser les formations au niveau national et de favoriser la mobilité des étudiants ainsi que l’alignement sur les standards internationaux, notamment européens (processus de Bologne) ; le développement et la mise en place d’un système d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur ; la professionnalisation de l’offre de formation universitaire en vue de l’adapter aux besoins du monde socio-économique ; le renforcement de l’ouverture du système à l’international et l’intégration progressive des technologies de l’information dans l’enseignement supérieur.

Les étudiants, les parents, les entreprises et la société civile ont besoin de plus d’informations pour se décider sur les programmes à valeur ajoutée auxquels il faudra souscrire. Les universités ont besoin de ressources et de moyens financiers pour innover, développer la recherche et récompenser leurs enseignants. L’enseignement supérieur dispose du potentiel pour se positionner comme une solution et non comme un problème. En fait, malgré tout se qui ce dit, l’université publique reste plébiscitée par les étudiants du fait de sa formation pluridisciplinaire et de sa capacité historique à former des cadres et à accompagner le développement socio-économique du pays. D’ailleurs, plusieurs formations y sont disponibles avec un programme d’apprentissage riche et ce, tout en alliant connaissances théoriques et aspect pratique.

D’autant que les universités marocaines se sont frayé une place dans les classements internationaux, prouvant ainsi le niveau de plus en plus apprécié de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique marocains.

En face, plusieurs écoles et universités privées sont apparues, pour  combler le déficit en formation et absorber l’effectif des étudiants dont la situation financière permet de disposer d’une qualité d’enseignement différente. Cette année est assez particulière dans la mesure où elle  a été marquée par la reconnaissance de huit établissements de l’enseignement privé. Ce qui constitue une avancée de taille puisque les lauréats de ces écoles et universités privées auront désormais la même équivalence que les diplômes nationaux, ce qui leur permettra de  poursuivre un Master ou un Doctorat dans le public et  de postuler aussi bien pour le secteur privé que public. Alors que l’année scolaire se termine pour les élèves qui ont réussi à décrocher le fameux sésame, c’est toujours le même casse-tête : que vais-je faire après le Bac? Le choix d’orientation est difficile pour la majorité d’entre eux. Au final, chaque étudiant optera pour l’établissement qui le rapproche le plus de ses ambitions. Et pour faire le meilleur choix, il faut déjà connaître les différentes offres concernant les études supérieures au Maroc. ALM a donné la parole à plusieurs présidents et directeurs d’établissements privés pour faire part de leurs nouveautés lors de la proche rentrée scolaire, de leurs perspectives de développement. Des informations utiles qui permettront aux bacheliers de faire le bon choix.

Par Laila Zerrour et Salima Guisser

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