Entrepreneuriat durable: 100 femmes du Moyen Atlas formées grâce aux Américains

Entrepreneuriat durable: 100 femmes du Moyen Atlas formées grâce aux Américains

Les ateliers permettront aux femmes de parler chacune de ses activités pour recevoir tous les éléments nécessaires à la mise en place de nouveaux projets.

C’est grâce à l’initiative américaine de partenariat avec le Moyen-Orient (Mepi) que 100 femmes rurales œuvrant dans 10 coopératives bénéficieront de formations en ce mois de janvier au sein de l’Université Al Akhawayn. Plusieurs partenaires se sont alliés pour que l’initiative ait lieu. L’Association des femmes pour le développement rural assurera, le pivot principal et lancera du 9 au 15 janvier, cette série de formation au Centre d’Al Akhawayn pour la formation continue et le développement régional (EERDC). L’événement étant soutenu par le Mepi.

L’initiative Empowering Women in the Atlas, tel qu’a été baptisé l’événement, permettra de faire bénéficier de sessions de formation plus de 100 femmes en provenance de régions marginalisées du Moyen-Atlas telles que Imouzzer Kander, Adghagh Ain Marsa, Ifrane, Azrou et El Hajeb. Le projet porte en fait sur le leadership et l’entrepreneuriat durable. Les critères de sélection retenus renvoient aux types d’activités productives locales et/ou environnementales de la région, à la qualité et à la diversité de leurs produits et à la faisabilité des projets écologiques générateurs des revenus. La formation concoctée pour ces femmes rurales devrait leur permettre de mieux gérer leur coopérative et optimiser les gains de telle sorte à pérenniser leur activité. 

Administrées en darija (dialecte arabe marocain), les formations seront assurées par des formateurs qui ont déjà été confrontés à des populations similaires dans le cadre de leurs missions. Des traducteurs experts faciliteront également les séances et ateliers de formation en traduisant des termes clés du darija au tamazight pour faciliter davantage la compréhension. Et comme la vision américaine l’entend, les formations seront évaluées quant à leur impact sur le business de ces femmes rurales au sein de leurs coopératives. Le but est clair: créer de la richesse et assurer une autonomie financière à ces femmes qui n’ont pour la plupart pas eu droit à une scolarisation à leur jeune âge. 

Concrètement, le contenu pédagogique retient trois domaines, à savoir l’entrepreneuriat, la gestion de projet et la protection de l’environnement. Les ateliers permettront aux femmes de parler chacune de ses activités pour recevoir tous les éléments nécessaires à la mise en place de nouveaux projets. L’étude de faisabilité devant valider les idées nouvelles émises à l’issue de ces ateliers. La formation devra aussi permettre à ces femmes de gérer leurs projets sur la base des outils classiques qui renvoient à la comptabilité. L’autonomie financière représentant l’objectif ultime recherché. En termes de production, des ateliers seront organisés pour sensibiliser ces populations en matière de protection de l’environnement. Elles devront prendre conscience de l’importance et du rôle des ressources naturelles dans leur vie. Evaluer l’impact de leurs actions sur l’environnement en introduisant des pratiques et des activités durables  sont les objectifs retenus à ce niveau. Pour l’heure, les préparatifs vont bon train. «L’objectif des formations est d’investir dans les futures femmes rurales leaders et entrepreneures.

Nous comptons les sensibiliser et renforcer leurs capacités pour lancer leurs projets écologiques et générateurs de revenus dans la région du Moyen Atlas. Ce projet basé sur la conviction que tout être humain et chaque citoyen, quels que soient sa situation géographique et ses moyens financiers, a un potentiel à optimiser», explique Lamia Bazir, fondatrice de l’initiative et directrice de l’Association des femmes pour le développement rural. Bref, Empowering Women in the Atlas (EWA) va au-delà du désenclavement des régions rurales.

Il vise à doter les femmes du Moyen Atlas porteuses de projets d’outils pour mieux commercialiser leurs produits. La dignité de ses femmes n’en sera que grandie! De tels projets gagneraient à être généralisés dans toutes les régions du Royaume où la pauvreté et la dureté de la vie s’affichent sur les visages de leurs  habitants. De tels processus devraient contribuer à la mise en œuvre de la régionalisation. Car c’est finalement l’accroissement de l’employabilité des femmes rurales qui est visé. Ce n’est que de cette manière que ces femmes pourront être intégrées dans la croissance économique et le développement durable du pays.

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