Francophonie : Beyrouth a abrité le colloque annuel de l’AUF

Francophonie : Beyrouth a abrité le colloque annuel de l’AUF

De nouvelles pistes de coopération devraient permettre de créer une autre dynamique valorisant la diversité de la Francophonie.

C’est au Liban que le colloque annuel de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) s’est tenu les 7 et 8 novembre. Réunis à Beyrouth, les participants ont débattu de la qualité dans l’enseignement supérieur et la recherche. L’objectif étant de créer des liens entre les forces francophones. C’est dans cette optique que la Déclaration de Beyrouth a été adoptée par les agences en charge de la qualité. Une matérialisation en somme du renforcement du réseau Fraq-Sup des agences francophones d’assurance qualité. «L’AUF s’est engagée à aider au développement de ce réseau et à accompagner les universités dans la mise en œuvre de la démarche qualité, dont l’extension progressive est conçue comme une caractéristique majeure du Nouvel espace universitaire francophone», rappellent les porteurs du projet.

Le partage des expériences de chaque acteur francophone de l’évaluation, l’accréditation ou de l’assurance qualité des universités, agences et ministères permettra de tirer des enseignements pour les démarches futures. «La démarche qualité n’a de sens que si elle permet à l’enseignement supérieur d’améliorer la qualité du service rendu, notamment aux étudiants et ainsi de mieux contribuer au développement local et global des sociétés» ; c’est la principale conclusion à laquelle sont arrivés les participants à l’événement. L’importance de la contextualisation de la démarche est aussi un fait.

Et c’est dans cet esprit que les convergences possibles ont été identifiées. De nouvelles pistes de coopération devraient permettre de créer une nouvelle dynamique valorisant la diversité de la Francophonie. A travers l’adoption de la Déclaration de Beyrouth, les agences francophones entendent renforcer le réseau francophone des agences d’assurance qualité, d’évaluation et d’accréditation Fraq-Sup.  Ceci devra se faire par l’ouverture des agences de pays membres de la Francophonie pour contribuer à développer des actions communes. Dans la même logique, l’AUF aidera les agences à structurer et développer le réseau francophone Fraq-Sup.

L’accompagnement au processus d’assurance qualité sera rendu possible par la mise en place d’un nouveau dispositif d’accompagnement autour des questions de gouvernance dans le Nouvel espace universitaire Francophone. «En organisant ce colloque à Beyrouth, l’Agence universitaire de la francophonie a pris l’initiative de réunir les acteurs francophones de référence dans le domaine de l’assurance qualité, afin de susciter un rapprochement qui donnera à l’espace universitaire francophone des outils puissants lui permettant de relever le défi de la qualité de la formation, de la recherche et de la gouvernance et d’offrir enfin en ce domaine une alternative francophone internationalement visible et reconnue», précise Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’AUF.

Bref, les faits sont là. Le français demeure une langue stratégique dans le monde entier au même titre que l’anglais ou le mandarin. Conscient de cela d’ailleurs, le gouvernement marocain a remodelé les contenus pédagogiques pour faire valoir la langue de Molière. A l’université l’AUF a cette mission réelle et concrète. Elle passe souvent par l’émulation et la mise en valeur des travaux universitaires au service du partage. L’action est louable.

Qui est l’AUF ?

L’Agence universitaire de la francophonie (AUF) est une association mondiale d’universités francophones créée depuis plus de 50 ans. Elle regroupe près de 850 établissements universitaires sur les cinq continents dans plus de cent pays. Elle représente également l’opérateur de la Francophonie pour l’enseignement supérieur et la recherche. Elle a pour mission essentielle de promouvoir une francophonie universitaire dynamique impliquée dans le développement économique et social des sociétés. Pour mener ses actions, l’AUF développe des partenariats avec plusieurs organisations pour ne citer que l’Unesco, l’Union européenne, des ONG et des entreprises du secteur privé.

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