MCC : 15 projets de l’ordre de 450 millions de dollars pour 2022

MCC : 15 projets de l’ordre de 450 millions de dollars pour 2022

Ces centres seront créés ou reconvertis, avec la contribution du Maroc de l’ordre de 30 millions de dollars, dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, l’Oriental, Drâa-Tafilalet, Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Beni Mellal-Khénifra.

Ce sont 15 projets de création et reconversion de centres de formation professionnelle qui verront le jour d’ici 2022. Ils seront financés par l’agence américaine Millennium Challenge Corporation (MCC) et le gouvernement marocain à hauteur de 814 millions DH (450 millions de dollars), dans le cadre du fonds «Charaka» (Partenariat) et du programme Compact II qui prend fin à la même année. Les chiffres sont précisés, vendredi à Rabat, par Abdelghani Lakhdar, DG de l’agence Millennium Challenge Account (MCA)-Maroc, qui détaille ces projets (9 créations et 6 reconversions) et présente les régions où ils seront implantés ainsi que les secteurs qu’ils couvrent.

7 secteurs en 6 régions

Comme il l’indique, ces centres, sélectionnés sur appel à projets et évaluation, seront créés ou reconvertis, avec la contribution du Maroc de l’ordre de 30 millions de dollars, dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, l’Oriental, Drâa-Tafilalet, Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Beni Mellal-Khénifra. Quant aux secteurs couverts, ils concernent l’agriculture-agroalimentaire, le BTP, l’industrie, la santé, le tourisme, l’artisanat et la logistique. Le tout avec l’implication de 40 différents partenaires publics. De plus, le secteur privé a un apport énorme à ces projets. «Cela n’a pas été facile. Le privé n’est pas habitué à parler de manière facile avec le public pour développer des choses à large échelle», commente M. Lakhdar qui rappelle que les projets finaux sont retenus sur 100 demandes. A leur tour, les bénéficiaires contribuent à ces projets comme il l’indique en détaillant le nombre de centres par secteur.

Détail des projets de création et reconversion

Dans le secteur de la santé, trois instituts de formation professionnelle seront implantés à Beni Mellal (plus de 56 millions DH), Oujda (plus de 65 millions DH) et Meknès (plus de 68 millions DH). En BTP, un centre verra le jour à Fès (plus de 76 millions DH). Une autre structure spécialisée en métiers du transport et logistique sera créée à Tit Mellil Casablanca (plus de 70 millions DH). La ville de Tanger n’est pas en reste puisqu’un nouveau centre de la même fibre sera érigé à Fahs Anjra (plus de 76 millions DH). Quant à l’agriculture, elle se verra dédier un nouveau centre régional de formation en élevage de petits ruminants à Ouezzane (plus de 44 millions DH). De plus, un autre projet porte sur la création d’une école marocaine de boulangerie et pâtisserie à Casablanca (plus de 32 millions DH). Aussi, un institut spécialisé de technologie appliquée sera multisectoriel à Had Soualem (plus de 57 millions DH). Concernant la reconversion, elle portera sur l’extension de l’institut spécialisé des métiers de l’aéronautique et de la logistique aéroportuaire (plus de 60 millions DH) ainsi que de l’institut spécialisé du bâtiment à Casablanca (plus de 48 millions DH). En tourisme et hôtellerie, deux instituts de technologie hôtelière et touristique à Tanger (plus de 48 millions DH) et Ouarzazate (plus de 31 millions DH) seront reconvertis outre deux instituts des arts traditionnels à Fès (plus de 42 millions DH) et Meknès (plus de 34 millions DH). Le tout pour former 8.400 stagiaires par an. Cela étant, la présentation de ces projets est ponctuée de la signature de mémorandums d’entente entre différents partenaires.

Rompre avec une culture

Pour Mohamed El Gherras, secrétaire d’Etat chargé de la formation professionnelle, la formation professionnelle fait l’objet d’un «regard humiliant. Alors que c’est la seule voie pour hisser la compétitivité des entreprises marocaines et intégrer les jeunes dans le marché de l’emploi». De son côté, Zouhaïr Chorfi, secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, également partenaire de taille à ces projets, abonde dans le sens de cette compétitivité.

«Au ministère, nous souhaitons y aller au plus vite en 2020», indique-t-il à propos de ces centres. L’intervenant ne manque pas d’évoquer par l’occasion des expériences marocaines réussies. «La gouvernance de ces centres doit obéir à cette dynamique», enchaîne-t-il. Pour sa part, Mohamed Fikrat, représentant de la CGEM, met l’accent sur le privé qui, selon ses dires, «s’intéresse au capital humain». «Ce modèle de partenariat permettra de s’adapter aux besoins des entreprises», poursuit-il.

Le grand apport du MCC

Présent à l’événement, Anthony Welcher, vice-président du Millennium Challenge Corporation, précise que le fonds «Charaka» doté de près de 100 millions de dollars (73 millions de dollars par le gouvernement américain et 30 millions de dollars par celui marocain) représente des «opportunités de développement pour le Maroc».

Pour le responsable américain, il est question, à travers les centres créés ou reconvertis, de «faire en sorte que les bénéficiaires en profitent au maximum dans les prochaines années». Selon ses dires, le partenariat avec le Maroc se concentre également sur des réformes importantes dont celles consacrées à la formation professionnelle et d’autres secteurs éducatifs. La contribution énorme de cette agence américaine à la valorisation de la formation professionnelle, y compris son accompagnement juridique, est fort appréciée par les différents intervenants lors de la cérémonie de signature des mémorandums d’entente.

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