Mohamed Diouri : «Nous comptons ouvrir un 2ème centre ISGA à Casablanca et un autre à Marrakech»

Mohamed Diouri : «Nous comptons ouvrir un 2ème centre ISGA  à Casablanca et un autre à Marrakech»

Entretien avec Mohamed Diouri, fondateur de l’ISGA

Nous nous considérons comme l’école de la réussite et de l’épanouissement des futurs managers et ingénieurs de demain qui intègrent nos écoles. La concurrence n’a jamais été un inconvénient pour ceux qui sont bons.

ALM :  Quelles sont les nouveautés de cette rentrée 2017-2018 ?

Mohamed Diouri : Nous ouvrons, pratiquement, chaque deux à trois ans un nouvel établissement. Nous faisons partie des rares groupes d’Instituts qui couvrent le territoire national, ce qui n’est pas sans influence sur sa notoriété.

Cette année, un nouveau campus ISGA à Casablanca va voir le jour, d’une capacité de 600 étudiants. Il consiste en un bâtiment flambant neuf qu’on trouve sur la route d’El Jadida, très reconnaissable à ses couleurs rouge et noire. Le groupe ISGA a aussi contracté plusieurs partenariats avec des universités étrangères pour la délocalisation de masters. Enfin, nous avons aussi élaboré tout un ensemble de formation diplômantes en alternance et des séminaires dédiés à l’entreprise que nous comptons mettre sur place dès octobre prochain.

Comment parvenez-vous à maintenir votre position sur le marché face à la rude concurrence et la prolifération des écoles d’enseignement supérieur ?   

De tout temps nous avons été confrontés à une rude concurrence, mais pour des instituts qui visent la qualité, la concurrence est bénéfique, car elle les pousse à chercher toujours à faire mieux. Nous sommes un établissement multi-sites. Notre modèle économique est basé sur des écoles à taille humaine implantées dans de grandes et moyennes villes. Depuis 1981 nous mettons en avant la qualité de nos équipements, l’encadrement rapproché et le suivi  de nos étudiants.

Nous nous considérons comme l’école de la réussite et de l’épanouissement des futurs managers et ingénieurs de demain qui intègrent nos écoles. La concurrence n’a jamais été un inconvénient pour ceux qui sont bons.

Comment mesurez-vous aujourd’hui la qualité de l’enseignement dispensé par l’ISGA ? Qu’en est-il des recrutements après l’obtention du diplôme ?

Nous mesurons cette qualité de deux façons. D’abord par l’affluence des nouveaux inscrits que chacun de nos instituts reçoit, chaque année, car c’est là une mesure faite par les étudiants. Ensuite par l’accueil positif que reçoivent nos lauréats par les entreprises.

Enfin, chaque année on mesure le taux d’insertion de nos étudiants. Nous constatons que 6 mois après leur diplomation, environ 75 à 80% de nos lauréats trouvent du travail. Ensuite, 2 à 3 mois après, ce taux monte à 95%. Pour les 5% de lauréats qui restent, nous organisons des séances de mise à niveau, surtout dans le domaine de la communication et du savoir être.

La reconnaissance de l’Etat est-elle nécessaire pour améliorer l’attractivité des écoles et des universités privées ?

Les processus d’accréditation et de reconnaissance des établissements d’enseignement supérieur, à l’instar des processus de certification qu’ont connus les entreprises, ne peuvent être que bénéfiques, mais ces processus sont longs et il faut attendre quelques années pour voir ce qu’il en ressortira. L’accréditation des filières d’un établissement est considérée comme un label qualité certifié par le ministère de l’ESP. L’accréditation est accordée lorsque les programmes proposés respectent les normes pédagogiques imposées dans le cahier des charges relatif aux accréditations des filières. Chez nous à l’ISGA, nos filières de formation ont toujours été accréditées, en adaptation permanente aux évolutions du marché de l’emploi et anticipent les besoins des entreprises en compétences de demain.

L’école doit disposer de moyens humains et matériels suffisants, se doit d’être avant-gardiste et d’anticiper les besoins en ingénieurs et managers de demain.

L’étudiant inscrit dans une filière accréditée, comme toutes nos filières à l’ ISGA, est assuré de suivre une formation de qualité qui lui offrira beaucoup de chances, une fois diplômé, d’être bien accueilli dans le marché du travail.

Un mot sur vos nouveaux partenariats ?

L’ISGA a, depuis 1996, des conventions de partenariat avec plusieurs universités internationales. Ces conventions prévoient des doubles diplomations et l’échange de professeurs et d’étudiants.

Chaque année des étudiants partent poursuivre leurs études dans ces universités partenaires. Pour l’année universitaire 2017/2018, un groupe en 4ème année en informatique à l’ISGA campus Rabat va faire un voyage d’études à Stuttgart en Allemagne en avril 2018 dans le cadre de la double diplomation avec le Master MIAGE de l’Université de Loraine.

La totalité des frais du voyage et de séjour est assuré par un fonds européen. Les étudiants du Master MIAGE de l’ISGA, de l’Université de Lorraine et de l’Université de Stuttgart vont étudier et faire des ateliers ensemble. Un séjour semblable s’est déjà déroulé au Maroc de la même manière. Ce sont des voyages très formateurs aussi bien sur le plan académique qu’humain.

Quelle est votre stratégie de développement pour les prochaines années?

Comme nous l’avons évoqué plus haut, nous sommes un établissement multi-sites. Notre modèle économique est basé sur des écoles à taille humaine implantées dans de grandes et moyennes villes. Nous nous développons  à raison d’un nouveau établissement chaque deux ans. Pour le proche avenir, nous comptons ouvrir un 2è centre ISGA à Casablanca et un 2è centre à Marrakech. Pour les villes de Rabat, Fès et El Jadida, nous estimons, pour l’instant, qu’un seul centre suffit.

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