Mohamed Knidir : «L’UPM axe ses efforts sur le développement de comportements recherchés en entreprise»

Mohamed Knidir : «L’UPM axe ses efforts sur le développement de comportements recherchés en entreprise»

Entretien avec Mohamed Knidiri, président académique de l’Université privée de Marrakech

L’Université Privée de Marrakech est une université marocaine qui prend ses racines en Afrique et se développe sur le continent avec les mêmes exigences de qualité et de pertinence des programmes par rapport aux besoins des économies des pays dans lesquels nous nous implantons.

ALM : L’année universitaire est sur le point de s’achever. Quel bilan en faites-vous ?

Mohamed Knidiri : Une année positive qui a vu l’ouverture de nouveaux programmes au sein de nos différents pôles de formation.

Nous aurons également cette année la première promotion Master en ingénierie de la santé et nous avons la fierté de savoir que tous les étudiants sont déjà placés ou ont reçu des propositions d’embauche qu’ils sont en train d’étudier. Cela confirme la pertinence de ce programme et son adéquation avec les besoins des établissements de santé. Outre les stages de fin d’année obligatoires, notre partenariat avec le CHU Mohammed VI de Marrakech nous a permis de mettre en place un système de formation en alternance qui a bénéficié au développement de l’employabilité de nos étudiants. Nous avons démarré la première classe de notre programme ingénieur en architecture d’intérieur pour lequel nous avions reçu l’autorisation d’ouverture. L’engouement pour ce programme est très fort. Le marché se porte bien et continue à se développer, soutenu par des projets immobiliers et touristiques de haut standing.

Nous avons également conclu de nouveaux partenariats avec notamment l’Académie Mohammed VI d’Aviation Civile pour accompagner le lancement de notre programme Ingénieur en Aéronautique.

Depuis janvier 2018, vous avez lancé au Portugal un premier programme du management en hôtellerie internationale en partenariat avec le Groupe Vatel. Y a-t-il un engouement des étudiants pour ce nouveau programme? Et quels sont les atouts de cette formation ?

Vatel a été élue en 2017 meilleure business school hôtelière au monde par ses pairs. Vatel est le 1er groupe mondial de l’enseignement du management de l’hôtellerie-tourisme. Le réseau Vatel rayonne aujourd’hui sur 4 continents et compte 40 écoles. En plus de 35 ans d’existence, Vatel compte près de 30.000 lauréats qui mènent des carrières de très haut niveau dans les meilleurs établissements de la planète. Au Maroc, nous avons ouvert la formation en management en hôtellerie internationale en partenariat avec Vatel en 2006 à l’ouverture du campus. Le succès de cette formation ne se dément pas. Elle est plébiscitée par les professionnels pour son côté professionnalisant très fort. Les étudiants alternent en effet les périodes de cours théoriques avec des périodes de stages pratiques dans les hôtels de Marrakech et ce pendant les trois premières années de leurs cursus, c’est-à-dire les années de licence. Pendant leurs deux années de Master, les cours sont axés sur le management avancé.

Après Vatel Marrakech, nous avons lancé Vatel Sénégal et Vatel Abidjan. Vatel Congo est prévu pour la rentrée prochaine. Quant au Portugal, il s’agit de la première implantation de l’UPM et de son partenaire historique, Vatel, en dehors du continent africain. Cette implantation a été rendue possible grâce aux excellentes relations que nous entretenons déjà avec des partenaires académiques portugais sur d’autres programmes de formation que nous avons. L’hôtellerie pèse plus de 10% du PIB portugais. Les grandes villes du pays se classent régulièrement parmi les meilleures destinations touristiques mondiales. Le Portugal est le 26e marché mondial en termes de recettes de tourisme, c’est dire si tout cela augure d’excellentes perspectives de développement pour une école hôtelière comme Vatel. L’école a l’avantage de se situer au cœur d’un complexe touristique hôtelier de 5 unités, ce qui permettra aux étudiants de pratiquer leur alternance sur le site même de leurs études et de côtoyer des clients tous les jours dans le cadre de leur formation.

La mobilité internationale fait partie de l’ADN de l’université. Après le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Portugal, l’UPM compte-t-elle lancer d’autres campus à l’étranger? 

Parmi les pays que nous pouvons citer et pour lesquels nous avons déjà procédé à une annonce, figure le Congo Brazzaville.

L’Université Privée de Marrakech est une université marocaine qui prend ses racines en Afrique et se développe sur le continent avec les mêmes exigences de qualité et de pertinence des programmes par rapport aux besoins des économies des pays dans lesquels nous nous implantons. Nous allons continuer à consolider la plate-forme marocaine qu’est le campus de l’UPM à Marrakech et poursuivre vers d’autres opportunités africaines que nous annoncerons le moment venu.

La mobilité était déjà dans l’ADN de l’UPM comme vous l’avez justement souligné. Le développement de nos campus à l’étranger nous permet d’accentuer l’offre de mobilité internationale. Nous mettons ainsi en place cette année un parcours international (track international) qui permettra à tout étudiant UPM de suivre son cursus en passant par nos sites UPM en Afrique ou en Europe selon un calendrier de mobilité prédéfini.

Le track international permet, en plus du parcours Master choisi par l’étudiant, l’acquisition d’une bonne culture générale globalisée, des techniques approfondies dans les différents champs disciplinaires, l’approfondissement des langues ainsi qu’une expérience professionnelle diverse orientée vers l’international. Il vise à former des étudiants ayant fait le choix d’un parcours complet (Master). Au moins 3 périodes d’expériences en entreprise doivent se dérouler dans un contexte international. Ces périodes de stage représentent plus de 16 mois d’activité professionnelle.

Quelles sont vos filières les plus plébiscitées et qui facilitent l’insertion des étudiants sur le marché du travail ?

Il n’y a pas de filière qui facilite l’insertion sur le marché du travail plus qu’une autre. Les besoins sont dans tous les secteurs et le crédo de l’UPM est d’accompagner les développements du Royaume et du continent. Chacun des pôles de formation mis en place à l’UPM et les programmes qui les composent ont donc pour objectif de répondre aux besoins des entreprises. Il est important d’être toujours très réactif vis-à-vis des évolutions économiques, technologiques, administratives et juridiques et maintenir les programmes à jour. C’est ce à quoi nous nous appliquons pour maintenir un haut niveau de formation.

Les besoins sont aussi importants en ingénieurs, en managers dans les entreprises, qu’en cadres professionnels dans l’hôtellerie par exemple. Au-delà de l’adéquation formation-emploi, l’UPM axe ses efforts sur le développement de comportements recherchés en entreprises. Ces comportements s’acquièrent via des mises en situation tirées du monde de l’entreprise et concrétisées sous différents formats et sous encadrement du corps professoral. Une série de projets permettant de développer leur sens de l’initiative, de l’autonomie et de la responsabilité ainsi que leur esprit entrepreneurial.

C’est ce mix théorie-pratique qui permet à nos lauréats de s’insérer très rapidement dans le marché du travail. Plus de 80% obtiennent leur premier emploi dans les trois mois qui suivent la fin de leurs études. L’entrepreneuriat se développe également de plus en plus grâce notamment à l’accompagnement que nous avons mis en place à travers l’incubateur de projets.

L’UPM a signé cette année un accord avec l’Institut des hautes études des communications sociales (IHECS). Que prévoit ce partenariat ? Et quelle en est la finalité ?   

Nous avons effectivement signé un accord cadre avec une des plus grandes écoles de journalisme en Belgique. Cet accord s’inscrit dans le cadre de l’ouverture du programme Licence et Master en journalisme de l’UPM et porte sur la coopération en matière d’enseignement, de recherche dans le domaine de la communication et du journalisme.

Des conventions particulières préciseront les formes et les modalités de cette coopération, ainsi que les moyens logistiques, financiers et autres pour la mettre en œuvre. Nous venons par ailleurs de bénéficier d’un programme de mobilité Wallonie–Maghreb qui nous permettra de financer plusieurs missions de formation et d’échange entre nos deux institutions. Ce partenariat va également nous permettre de proposer aux professionnels au Maroc des formations intra et inter entreprises sur des thématiques liées aux métiers du journalisme, de la communication et de leur évolution.

Quels sont les grands chantiers qui seront lancés l’année prochaine ?

L’obtention de la reconnaissance depuis un an nous ouvre de nouvelles perspectives de développement qui s’inscrivent notamment dans le cadre de notre pôle santé et du pôle digital médias arts et culture. Nous procéderons très bientôt à l’annonce de ces nouveaux programmes.

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