Mondialisation : La coopération Maroc-Chine s’affiche aussi par le cadre pédagogique

Mondialisation : La coopération Maroc-Chine s’affiche aussi par le cadre pédagogique

C’est bien dans cet esprit que le Morocco-China Corporate Bridge 2018 a été organisé le 22 mars par l’ESCA Ecole de Management avec son partenaire CEIBS (China Europe International Business School).

Doper les échanges entre les deux pays dans une logique durable basée sur le cadre académique, c’est en effet la volonté des organisateurs. Une cinquantaine de dirigeants et de chefs d’entreprises a fait ainsi le déplacement pour mieux comprendre le marché marocain à travers, notamment, la voix de Mounia Boucetta, secrétaire d’Etat auprès du ministres des affaires étrangères et de la coopération internationale. L’appel aux investissements privés a été clairement signifié à cette occasion. Pour rappel, le Crans Montana qui s’est déroulé du 15 au 20 mars, a eu la même ambition d’attirer les investisseurs de tous horizons. Le dénominateur étant de faire du Maroc une plate-forme vers le continent africain. La volonté de placer Dakhla sur la Route de la Soie le démontre clairement… La lecture politique est aussi à retenir. Les détails.

L’ESCA Ecole de Management et China Europe International Business School (CEIBS) ont organisé le 22 mars le Morocco-China Corporate Bridge 2018 visant à renforcer la coopération bilatérale entre le Maroc et la Chine. Placé sous le thème «Education et knowledge serving common prosperity », l’événement a permis de créer un espace de rencontres entre investisseurs, dirigeants, entrepreneurs marocains et chinois. La présence de Mounia Boucetta, secrétaire d’état auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, et de celle de Li Li, ambassadeur de Chine, au Maroc, officialisent d’entrée une telle rencontre, tenue dans les antres de l’établissement supérieur privé marocain.

«En tant qu’Ecole de Management, nous nous engageons sur ce créneau car nous souhaitons accompagner les entreprises à travers les compétences que nous formons. Le mandarin est d’ailleurs enseigné au sein de notre établissement. D’une manière générale, nous avons toujours favorisé l’ouverture vers le monde dans notre stratégie pédagogique». Thami Ghorfi, président de l’ESCA, rappellera, en effet, l’esprit du concept dans un cadre académique qui n’a cessé de tenir compte des exigences de l’environnement national et international pour concevoir les contenus pédagogiques et choisir le corps enseignant adéquat.

De son côté, Pr Yuan Ding, le doyen de CEIBS, rappellera la mission essentielle de l’école qui a été créée par l’Union européenne pour accompagner les chefs d’entreprises dans le développement de leur business en Chine. «Notre pays représente un modèle exemplaire dans le secteur manufacturier et c’est dans ce sens que nous devons favoriser le développement de ce domaine par le biais du Maroc qui s’est positionné sur le reste du continent africain», poursuit le porte-parole de CEIBS. La formation représentant l’ingrédient essentiel pour la réussite d’un tel processus. Selon le Financial Times, «les programmes de la China Europe International Business School figurent au top des classements en Asie et dans le monde». La boucle est bouclée à ce niveau.

Du côté des officiels du moment, Mounia Boucetta rappellera, notamment, les principales avancées du Maroc en matière d’infrastructures, de développement économique en citant les projets structurants que retient l’actualité nationale.

La radioscopie claire et précise effectuée par la secrétaire d’Etat devant un auditoire chinois en grande partie et des étudiants en cours de cursus a permis de valoriser l’excellente relation que tisse le Maroc avec la Chine. Une coopération qui dure depuis d’ailleurs 60 ans. C’est bien dans ce sens que  Li Li insistera sur la signature de l’accord d’exonération des Chinois du visa qui a permis d’augmenter le nombre de touristes de manière très significative. Cette mesure diplomatique a permis, en effet, de faire passer cet indicateur de 10.000 à 100.000 entre 2015 et 2016.

Bref, le séminaire qui a inclus des intervenants du monde professionnel vise d’emblée à faciliter la compréhension de l’environnement marocain aux hôtes chinois.

Concrètement ce sont une cinquantaine d’entrepreneurs et dirigeants chinois qui ont fait le déplacement pour mieux appréhender le marché marocain et identifier les opportunités d’affaires. Du côté marocain, la volonté d’inclure la ville de Dakhla sur la Route de la Soie est ambitieuse. Elle devra se faire dans une configuration stratégique consentie par les deux nations dans un cadre win win. Les discussions sont plus que d’actualité. A suivre…

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