Orientation filières : Les jeunes paient encore leurs erreurs

Orientation filières : Les jeunes paient encore leurs erreurs

L’enquête a permis de mettre en exergue les filières qui ont été marquées par un taux de reconversion professionnelle significatif. Il s’agit des sciences humaines et sociales, du textile-habillement-mode, sciences, hôtellerie-restauration, information-journalisme-communication.

Problème d’orientation, salaire ne dépassant pas les 4.000 DH, package salarial inintéressant pour les jeunes diplômés …la dernière étude élaborée par ReKrute.com qui a porté sur le choix des filières a fait remonter ces constats alarmants. L’orientation demeure stratégique pour l’emploi. Les résultats de l’étude ont révélé en effet que «34% des Marocains travaillent dans un domaine différent de celui de leurs études, principalement parce qu’il y a un manque d’offres d’emploi dans leur domaine». Selon la même source, les Marocains évaluent en notation sur 10, 6,2 les opportunités de carrières offertes par leur filière d’études. Côté rémunération, la majorité des jeunes diplômés perçoit un salaire inférieur à 4.000 DH/mois. Elle dit être «peu satisfaite de son package salarial». Eclairage.

La connaissance du marché de l’emploi détermine les choix des filières pour les jeunes. Cela dit la déficience dans l’accompagnement à partir de l’année de terminale fait que les jeunes sont livrés à eux-mêmes et ratent très facilement leur choix d’orientation. A moins d’avoir la chance de briller et décrocher des grandes écoles qui représentent des cartes joker dans le monde professionnel. Toujours est-il que la mutation des besoins du marché du travail fait qu’il est essentiel de bien cerner la viabilité des métiers d’aujourd’hui. C’est toute la légitimité de l’étude diligentée par le portail de recrutement. Sur le plan méthodologique, l’échantillon a concerné 4.300 Marocains. Le but étant d’affiner l’investigation et de déterminer les filières d’études, sollicitées par le marché du travail. L’enquête a permis aussi de mesurer le degré de satisfaction des Marocains dans leur choix de parcours de formation. C’est ainsi que 5 filières sont ressorties de cette étude, à savoir «Génie civil/Construction», «Hôtellerie/Restauration», «Information/Journalisme/Communication», «Industrie/Production» et «Commerce/Marketing». Que le jeune lauréat ait étudié à l’étranger, au Maroc ou les deux, sa possibilité de trouver un travail se fait en moins de trois mois.

A première vue aucune différenciation dans le pays hôte où ont été effectuées les études selon les ratios qui ont été calculés (formation en école/université marocaine: 47% ; formation en école/université marocaine puis à l’étranger: 54% ; formation en école/université étrangère: 49% ; formation en école/université étrangère puis au Maroc: 50%). L’enquête a permis aussi de mettre en exergue les filières qui ont été marquées par un taux de reconversion professionnelle significatif. Il s’agit des sciences humaines et sociales, du textile-habillement-mode, sciences, hôtellerie-restauration, information-journalisme-communication. Le taux de reconversion a été estimé à 34%, ce qui n’est pas négligeable. Et ce sont les actifs de la fonction Information/Journalisme/Communication qui opèrent la reconversion la plus importante (67%) suivis de ceux qui représentent la fonction Environnement/Énergies (57%). Il faut dire que les actifs de la première catégorie sont souvent débauchés dans des postes de communication et de relations publiques après plusieurs années passées dans le journalisme.

«De l’autre côté, les actifs des fonctions Textile/Habillement/Mode (67%), Sport/Loisirs (50%) et Industrie/Production/Qualité (49%) ont changé de domaine parce qu’ils sont intéressés par une autre fonction». Les diplômés dans les domaines Sport/Loisirs (50%) Sciences (37%), Hôtellerie/Restauration (33%) ont opéré une reconversion en raison des salaires peu attractifs. D’ailleurs, sur ce critère précisément, l’étude révèle que «la majorité des jeunes diplômés, qu’ils soient issus d’école de commerce ou de l’université, ont un salaire inférieur à 4.000 DH/mois. Les lauréats de Environnement/Énergies, Hôtellerie/Restauration ainsi que Sport/Loisirs sont les plus insatisfaits de leur première situation». Ce sont en fait les profils d’ingénieurs qui sont les mieux lotis et qui démarrent en général par un salaire compris entre 8.000 et 10.000 DH. «Ils sont suivis par 29% des doctorants et 35% des titulaires de master, qui ont eu comme premier salaire entre 4.000 et 6.000 DH», déclarent les auteurs de l’enquête. L’expérience prime aussi lors de la négociation salariale. Là aussi la négociation du salaire est tout un art. il s’agit là d’une problématique à part entière.

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