Plusieurs accords économiques et diplomatiques entre le Maroc et la Turquie

Plusieurs accords économiques et diplomatiques  entre le Maroc et la Turquie

ALM : Combien d’étudiants marocains avez-vous déjà parmi les étudiants de l’Université Abdullah Gül ?
 

Emeric Abrignani : Nous avons eu au mois de septembre notre premier groupe d’étudiants internationaux de niveau Licence (l’Université a ouvert ses portes aux étudiants turcs il y a 3 ans) et les étudiants marocains représentent déjà la plus grande communauté d’étudiants internationaux avec 5 représentants. Nous avons pourtant reçu plus de 60 candidatures du Maroc mais nous ne pouvons accepter qu’un nombre limité d’étudiants internationaux, dû aux quotas nationaux que nous nous devons de respecter.

Quels sont les avantages que vous mettrez en avant pour attirer davantage d’étudiants marocains qui sont encore très frileux par rapport à cette destination ?

Les avantages accordés aux étudiants marocains sont les mêmes que ceux accordés aux autres étudiants internationaux. Ils sont très conséquents et dus au concept et modèle unique de l’Université Abdullah  Gül qui fait bénéficier ses étudiants de son statut d’université publique (reconnaissance internationale des crédits et diplômes d’AGU, stabilité financière et politique, frais d’inscription peu élevés, etc.) et du soutien de sa fondation privée (professeurs turcs et étrangers de renommée internationale, ordinateurs portables offerts aux étudiants, campus et infrastructure de haute qualité, ratio de 1 professeur/pour chaque 6 étudiants, etc.). Ce système dual combinant public et privé au sein d’une institution permet à «AGU» d’offrir le meilleur rapport qualité/prix sur le marché et donne envie à de très nombreux étudiants internationaux, notamment marocains, de se joindre a l’aventure de cette jeune ambitieuse université. En tant que Français, j’observe d’un œil surpris et objectif la forte connexion qui existe entre le Maroc et la Turquie. Beaucoup d’accords économiques et diplomatiques existent entre ces deux pays. Les étudiants marocains n’ont par exemple pas besoin de visa pour aller étudier en Turquie, ce qui facilite grandement leur démarche. De nombreux éléments de la culture contemporaine turque, tels que les séries télévisées ou la musique turque sont bien présents au Maroc. Preuve en est que lorsque je rends visite aux étudiants marocains dans leurs lycées, beaucoup d’entre eux viennent me voir pour pratiquer les nombreux mots turcs qu’ils ont appris au préalable.

Quelles sont les possibilités alternatives pour un candidat sélectionné qui ne présente pas une base solide en anglais ?

Effectivement, l’Université Abdullah Gül, en tant qu’université souhaitant avoir un impact au niveau international, offre tous ses programmes et activités sociales en anglais. Ayant discuté avec un très grand nombre d’étudiants marocains durant mes différentes visites, je n’ai pour l’instant pas eu de retours négatifs concernant le fait que l’anglais soit «lingua franca» à AGU.

Au contraire, j’ai le sentiment qu’ils ont bien conscience que l’anglais est désormais la langue véhiculaire mondiale et qu’il est dans leur intérêt, dans ce monde globalisé, d’obtenir des diplômes dans cette langue pour ensuite pouvoir espérer se lancer dans des carrières professionnelles passionnantes tant au niveau national qu’international. En conséquence, nous demandons aux candidats de passer un test d’anglais international appelé le TOEFL et d’obtenir le score minimum requis (IBT 75) afin d’être acceptés dans une de nos facultés.

Des cours d’anglais avancés sont ensuite enseignés aux étudiants tout le long de leur programme afin qu’ils atteignent un niveau d’excellence linguistique leur permettant d’exercer leur passion à travers le monde tout le long de leur carrière.

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