Pr Aziz Fassouane: «Le taux d’insertion de nos lauréats est proche de 100%»

Pr Aziz Fassouane: «Le taux d’insertion de nos lauréats est proche de 100%»

Entretien avec le Pr Aziz Fassouane, directeur de l’ENCG-Settat

Chaque année 50 à 60 étudiants de notre école vont à l’étranger dans le cadre de ces partenariats pour approfondir leurs connaissances, améliorer leurs compétences et bien sûr s’ouvrir sur d’autres cultures et d’autres approches pédagogiques.

ALM : L’ENCG de Settat figure parmi les écoles les plus prisées au Maroc. Qu’est-ce qui explique ce succès?

Aziz Fassouane : Créée en 1994, l’ENCG de Settat, établissement public relevant du ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, est un établissement à accès régulé. Lors de sa création, l’école a bénéficié d’un soutien de notre ministère de tutelle et l’accompagnement par la FENGE, pour l’ingénierie pédagogique de ses cursus pédagogiques  mais aussi pour la formation de ses ressources humaines pédagogiques et administratives.

L’objectif de l’école était de répondre aux besoins du marché de travail national dans le domaine de la gestion et du commerce pour former des cadres marocains capables de relever les défis et accompagner les entreprises à améliorer leur compétitivité dans plusieurs spécialités comme les finances, l’audit et contrôle de gestion, et le marketing.

Depuis, l’ENCG de Settat a fait son chemin, comme pour une entreprise, la griffe d’une grande école ce sont des valeurs, de la méthode et surtout beaucoup de travail.

Actuellement notre école jouit d’une grande notoriété nationale et une forte attractivité pour les élèves qui voudraient continuer leurs études.

Récemment, notre école a été classée 1ère école de gestion et de commerce au Maroc par un cabinet professionnel et nous nous en  félicitons.

Celui-ci est le fruit de travail de plusieurs acteurs tous mobilisés autour de ce projet, parce qu’ils sont décisifs, les hommes et les femmes – les enseignants chercheurs, le personnel administratif, les collaborateurs, les intervenants – les étudiants, l’ensemble des parties prenantes, ainsi que la stabilité de la gouvernance. Il faut aussi signaler que notre école est située sur un site agréable et paisible étalé sur 7 hectares avec des infrastructures bien équipées en matériel didactique, une salle des marchés de finances.

ENCG de Settat a aussi su renforcer la mobilisation de ses ressources financières propres pour qu’elle puisse se donner les moyens de réaliser ses objectifs stratégiques et ne pas compter uniquement sur la subvention de l’Etat.

Nous bénéficions également du soutien de la présidence de l’Université Hassan 1er, et l’appui des autorités locales de la ville de Settat, du gouverneur de la ville, du conseil municipal et provincial de la ville ainsi que tous ses élus car l’ENCG de Settat jouit d’un intérêt particulier pour la ville.

Quelles sont les nouvelles formations qui ont été lancées?

L’offre de formation et sa diversité sont l’un des axes prioritaires dans le projet de développement de l’école pour dispenser un enseignement de qualité avec des programmes en parfaite adéquation avec le marché de l’emploi. En formation initiale, nous avons créé une nouvelle filière en management logistique, un Master en sciences de gestion pour préparer  les étudiants à poursuivre leurs études en doctorat et contribuer à préparer de futurs enseignants- chercheurs pour faire face aux éventuels départs à la retraite que vont connaître nos universités dans les années à venir.

Nous allons aussi ouvrir deux autres formations l’année prochaine : l’une dans le domaine du management  et finance  participative et l’autre dans le secteur de banque, assurance et finance.  Nous avons aussi lancé un MBA en management pour la prochaine rentrée universitaire. En formation continue nous avons 18 formations dont 15 en Master universitaire et 3 en Licence universitaire avec d’autres nouvelles formation en cours d’accréditation et je vous invite à consulter notre site pour plus d’informations (www.encg-Settat.ma)

Comment l’ENCG de Settat compte-t-elle maximiser l’employabilité de ses lauréats? Et quel est le taux global d’insertion professionnelle de vos diplômés ?

L’ENCG Settat anticipe les méthodes et contenus des enseignements en sciences de gestion. Avec les compétences techniques, le savoir-être est devenu déterminant. Les entreprises ont besoin d’hommes et de femmes compétents, critiques, créatifs, communicants. Des hommes et des femmes parfaitement formés, capables d’analyser l’information, d’être réactifs et innovants. Aptes aussi à penser autrement, parfois même contre leurs propres convictions. L’esprit d’ouverture aux autres est essentiel. Cela passe par une ouverture au monde, la mobilité à l’international et la maîtrise de langues étrangères, également une parfaite appréhension des nouvelles technologies de l’information comme les réseaux sociaux.

Tous nos lauréats ont un supplément de diplôme sous forme de certificat professionnel dans le domaine de gestion projet, Word, et un certificat de maîtrise de l’anglais TOAIC. Le taux d’insertion de nos lauréats est  proche de 100%  et il y en a qui sont même recrutés dès la fin de leur projet de fin d’étude. Quelques lauréats sont parfois recrutés à l’étranger comme les USA et le Japon même si personnellement je préfère que nos lauréats restent dans notre pays pour contribuer au développement des entreprises marocaines.

Un mot sur vos nouveaux partenariats

Le développement de la coopération et le partenariat est un axe important pour s’ouvrir sur l’ environnement national et international, et sur le milieu socio-économique. Nous avons des accords de partenariat avec des business schools et des écoles universitaires dans plusieurs pays comme la France, la Belgique et les USA. Chaque année 50 à 60 étudiants de notre école vont à l’étranger dans le cadre de ces partenariats pour approfondir leurs connaissances, améliorer leurs compétences et bien sûr s’ouvrir sur d’autres cultures et d’autres approches pédagogiques.

Ces étudiants en échange international bénéficient parfois de bourses octroyées par l’établissement d’accueil. A la fin du cursus, ils obtiennent un double diplôme, celui de l’ENCG de Settat et celui de l’établissement hôte.

Nous avons aussi des partenariats avec des entreprises marocaines dans le domaine de l’encadrement, la formation et l’accueil des stagiaires.

Quel est votre plan d’action pour les prochaines années ?

J’ai été nommé directeur de l’ENCG de Settat en 2014 pour un mandat de 4 ans. Durant ce mandat le projet de développement de l’école que j’avais soumis avait comme vision stratégique d’œuvrer pour une performance durable  de l’ENCG de Settat pour en faire une école d’excellence et citoyenne reconnue au meilleur niveau régional, national et international.  Cette vision est déclinée en 4 objectifs stratégiques: développer un projet pédagogique et éducatif de qualité basé sur la reconnaissance internationale, dynamiser les activités de recherche scientifique, la coopération et le partenariat, améliorer la vie au sein de l’établissement et enfin  améliorer la gouvernance de l’établissement.

Plusieurs objectifs ont été réalisés et actuellement nous travaillons sur la bonne gouvernance par  la mise en  place d’un système de management de qualité selon les normes ISO 9001 version15, la mise en place d’une comptabilité générale et analytique, un système d’information et l’archivage électronique. Sur le plan formation, certains cours techniques de spécialité seront enseignés en anglais dès la prochaine année universitaire. Nous sommes en négociation pour introduire l’enseignement de la langue chinoise dans un futur proche. Au niveau de la recherche scientifique, nous avons comme objectif d’organiser chaque  année un congrès international. Le prochain congrès aura lieu du 23 au 25 novembre 2017 à l’ENCG de Settat (CIREG17) sous le thème «L’Afrique du 21ème siècle : enjeux de management, opportunités business et modèles de croissance».

Pour les années prochaines, nous allons faire tout d’abord un bilan de ce projet de développement (2014-2017) puis un diagnostic et identifier les éventuels écarts organisationnels  sur les activités de pilotage, métiers et support de l’école pour être en mesure d’en proposer un autre projet de développement pour les 4 prochaines années (2018-2021).

Par Laila Zerrour et Salima Guisser

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