Reconnaissance de l’Etat : Sept écoles privées décrochent le fameux label

Reconnaissance de l’Etat : Sept écoles privées décrochent le fameux label

24 nouveaux établissements de formation verront le jour

Les étudiants pourront poursuivre leurs études dans des universités publiques, postuler pour des concours de la fonction publique ou encore accéder à des métiers réglementés.

Cette année, sept écoles privées ont obtenu la reconnaissance de l’Etat. La décision d’octroyer ce label avait été annoncée le jeudi 29 mars par la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur (Cnaces).

Elle concerne l’EMSI (Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur) Casablanca EMSI Marrakech – EMSI Rabat, l’ESTEM (Ecole supérieure en ingénierie de l’information, télécommunications, management et génie civil) Casablanca, Sup de Co Marrakech, IGA Casablanca (Institut supérieur du génie appliqué), et HEM Casablanca (avec annexes). L’on compte actuellement 16 établissements reconnus.

Une douzaine d’autres dossiers sont à l’étude. Il faut rappeler qu’en 2017, 8 établissements avaient obtenu le label de l’Etat, depuis l’ouverture des candidatures en 2015. Il s’agit de l’Université privée de Marrakech Tensift El Haouz, de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé, de l’Université internationale Zahraoui des sciences de la santé, de l’Université Internationale de Casablanca, de l’Université Internationale d’Agadir, de l’Ecole supérieure d’architecture de Casablanca, de l’Ecole de Management (ESCA) et de l’Ecole centrale de Casablanca.

L’Université internationale de Rabat (UIR) a été la première à décrocher le label de l’Etat en 2016. Notons que la reconnaissance n’est valable que pour une période de 5 ans renouvelable. Elle garantit la qualité des formations diplômantes qu’elle propose. Le label de l’Etat permet, entre autres, aux établissements de donner des diplômes équivalents à ceux du public.

Les étudiants pourront donc poursuivre leurs études dans des universités publiques, postuler pour des concours de la fonction publique ou encore accéder à des métiers réglementés. Cela dit, pour décrocher ce fameux label, il s’agit d’un vrai parcours du combattant. Le ministère a placé la barre très haut. Les établissements de l’enseignement privé doivent se plier à des critères très stricts. Parmi ceux-ci, un effectif minimum de 400 étudiants inscrits dans une école privée et 2.000 dans le cas d’une université privée. L’ancienneté de l’entité d’enseignement supérieur doit être supérieure ou égale à 3 ans. De plus, toutes les filières doivent être accréditées.

En outre, 60% de la charge horaire doit être assurée par des permanents, dont 50% de docteurs. Un seuil d’enseignants est requis par spécialité : 1 prof pour 10 étudiants en sciences de la santé, 1 prof pour 20 en sciences et 1 pour 25 en gestion et commerce.

Le cahier des charges précise également le nombre d’heures maximum par an pour les enseignants, ainsi que les activités auxquelles ils doivent être associés (recherche, formation continue, encadrement). Le recours aux enseignants-chercheurs des universités publiques est assorti de conditions. Cela doit se faire dans le cadre d’un accord de partenariat entre établissements (publics et privés), et à hauteur de 20 heures par mois. Autrement, les professeurs du public devront obtenir une autorisation du président de leur établissement pour exercer dans le privé et ce à hauteur de 20 heures par mois. Pour ce qui est de la recherche scientifique, les écoles et universités privées doivent disposer d’un budget propre, d’infrastructures dédiées et d’un plan d’action lié à des projets de recherche sur 5 ans. Elles doivent joindre des données relatives à leur production scientifique, projets, brevets, partenariats et manifestations organisées en recherche à leur dossier de candidature.

Les établissements privés doivent aussi justifier d’infrastructures et d’équipements pédagogiques et scientifiques de qualité. Cette reconnaissance est accordée par voie de décret, adopté sur proposition du ministère de l’enseignement supérieur, après un avis de la commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur.

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