Secteurs public et privé: L’enseignement supérieur à l’heure de l’évaluation

Secteurs public et privé: L’enseignement supérieur à l’heure  de l’évaluation

Qu’ils soient dans le privé ou le public, tous les établissements d’enseignement supérieur seront désormais sous la loupe de l’Agence nationale d’évaluation et de garantie de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Avec l’instauration d’un gendarme de l’enseignement supérieur, la rentrée universitaire 2014-2015 ouvre de nouveaux horizons. La loi n°80-12 relative à cette agence a été publiée au mois d’août dernier au Bulletin officiel. L’Agence nationale d’évaluation et de garantie de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a pour mission d’effectuer, pour le compte de l’Etat, des évaluations du système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique afin d’en garantir la qualité.

A cet effet, elle est chargée d’évaluer les établissements d’enseignement supérieur public et privé et les établissements de recherche scientifique, en tenant compte de la spécialité de chaque établissement, notamment ses projets pédagogiques et scientifiques. Elle doit aussi évaluer les filières de formation en vue de l’obtention ou du renouvellement de l’accréditation, évaluer les activités des centres d’études doctorales et dresser le bilan des formations et des travaux de recherche réalisés dans ces centres, évaluer la recherche scientifique et l’efficacité de ses recherches et évaluer les programmes et les projets de coopération universitaire dans le domaine de la formation et de la recherche scientifique, selon cette loi.

Cette agence doit établir un rapport annuel, à soumettre au ministère de tutelle, comprenant les activités de l’année et les recommandations visant l’amélioration de la qualité des établissements objet de l’évaluation. Elle soumet également un rapport au chef de gouvernement portant sur l’état, les résultats et les perspectives qui se dégagent des opérations de ladite évaluation. L’agence procède également à l’évaluation à la demande des départements ministériels qui entrent dans leurs intérêts de l’enseignement supérieur, la recherche scientifique ou la formation des cadres. 

Elle peut aussi réaliser des évaluations au profit du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, de l’Académie Hassan II des sciences et techniques, des universités ou des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique à leur demande, selon la même source. L’évaluation effectuée par l’agence consiste en un audit des performances académiques et institutionnelles sur la base de critères de qualité fixés par voie réglementaire, sur proposition de l’agence.

Conformément aux missions qui lui sont dévolues, l’agence effectue des enquêtes sur le terrain et des visites aux établissements objet d’évaluation. Elle peut consulter et examiner tous les documents et informations nécessaires et avoir des entretiens avec les responsables, les cadres enseignants ainsi que le personnel administratif, les étudiants et certains acteurs économiques entretenant des relations avec les établissements objet d’évaluation. A cet effet, tous les établissements concernés par l’évaluation mettent à la disposition de l’agence tous les documents et informations qu’il faut. Outre les missions qui lui sont imparties, l’agence peut effectuer, dans le cadre des conventions de coopération conclues par le Maroc, des travaux d’évaluation d’établissements de formation et de recherche scientifique étranger. L’agence est administrée par un conseil d’administration et gérée par un directeur.

Le Conseil est présidé par le Chef de gouvernement et se compose de deux représentants du ministère de tutelle, du secrétaire perpétuel de l’Académie Hassan II des sciences et des techniques, du président de la commission nationale de la coordination de l’enseignement supérieur, du président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, d’un représentant des établissements ne relevant pas des universités, d’un représentant de l’enseignement supérieur privé, de deux anciens présidents d’université relevant de l’enseignement supérieur privé, de quatre membres connus pour leur compétence scientifique et technique ainsi que d’un représentant élu par et parmi le personnel de l’agence.

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