Yasmine Benamour : «HEM souhaite lancer, pour la 1ère fois, une filière ingénierie à partir de la rentrée 2019»

Yasmine Benamour : «HEM souhaite lancer, pour la 1ère fois, une filière ingénierie à partir de la rentrée 2019»

Entretien avec Yasmine Benamour, docteur en Sciences de gestion et administratrice directrice générale de HEM

HEM dispose d’une expertise forte en termes de construction de programmes, d’ingénierie pédagogique, d’un réseau élargi de professeurs et d’une grande capacité à attirer les meilleurs talents et ce, quel que soit leur domaine.

ALM : Comment HEM se distingue-t-elle par rapport à d’autres établissements qui offrent une formation en business ?

Yasmine Benamour : Je dirais que les caractéristiques distinctives de HEM reposent sur trois piliers forts. Trois piliers présents à HEM depuis sa création il y a 30 ans maintenant. En premier lieu, un modèle basé sur le système «Grande Ecole» avec une sélection à l’entrée (concours écrit et oral, à dates fixes, contenu clair et prévu bien à l’avance, conditions d’accès bien précises et affichées à l’avance, corrections à l’aveugle), une prépa intégrée, un encadrement très rapproché des étudiants et des cours en petits groupes. Le deuxième pilier étant un modèle pédagogique évolutif, construit dans le temps, adapté au Maroc, et basé sur un équilibre entre compétences techniques et développement personnel de l’étudiant. En troisième lieu, une dimension internationale affirmée à travers des partenariats prestigieux. Mais, en réalité, si je devais résumer, je dirais que le plus important des avantages comparatifs de HEM n’est pas forcément palpable dans une belle brochure et c’est son «état d’esprit». Celui-ci englobe des convictions et des valeurs très fortes, un grand sens de l’éthique, beaucoup de sérieux et de transparence, un esprit d’innovation et de remise en cause permanent qui exige beaucoup d’humilité et un esprit de citoyenneté extrêmement présent. Tout cela est ancré dans l’ADN de notre institution et l’avantage c’est que cela est difficilement copiable…  En témoigne le fait que HEM est bien souvent classée Business School privée Numéro 1 au Maroc et demeure le seul investissement de IFC – Banque Mondiale dans l’éducation au Maroc.

HEM veut former des ingénieurs. Comment expliquez-vous ce choix ?

Ce choix est guidé par deux facteurs. Un  facteur lié au marché de l’emploi en manque aujourd’hui d’ingénieurs qualifiés et une volonté du Groupe HEM de se diversifier et de continuer à accompagner le développement du Maroc. En effet, représentant aujourd’hui un gage de qualité et de sérieux dans le secteur de l’enseignement supérieur privé, HEM dispose d’une expertise forte en termes de construction de programmes, d’ingénierie pédagogique, d’un réseau élargi de professeurs et d’une grande capacité à attirer les meilleurs talents et ce, quel que soit leur domaine (management, économie, ingénierie, droit, langues, etc.). C’est pourquoi, à l’occasion de son 30ème anniversaire, HEM souhaite lancer, pour la première fois, une filière ingénierie à Casablanca dans un premier temps (BAC+5) et ce, à partir de la rentrée 2019, le dossier étant encore en cours d’autorisation au niveau du ministère.

  

Quel bilan faites-vous de la Fondation HEM ?

Bien que les activités citoyennes de HEM remontent à 1988, la Fondation HEM proprement dite a été créée en 2012. Elle a pour ambition un meilleur déploiement de la vocation de HEM en tant qu’école citoyenne, consciente de son contexte et ouverte sur le monde. Pour rappel, ses 4 axes d’interventions consistent en premier lieu en un « Espace Public » visant à élargir l’accès aux savoirs et à la culture du débat, notamment à travers le concept de l’Université Citoyenne®, cycles de séminaires gratuits, ouverts à tous dans 8 villes du Royaume (600 séminaires organisés au total depuis 20 ans, +40.700 inscrits et +5.490 certificats d’auditeurs remis). Le deuxième axe étant la «Recherche» avec Economia, le centre de recherche HEM produisant un contenu extrêmement riche et intéressant, disponible à tous sur www.economia.ma. Quant au troisième axe, il porte sur les «Jeunes & Innovation» avec un programme de formation en leadership dénommé Ra’ed grâce auquel plusieurs dizaines de jeunes ont été formés gracieusement. En dernier lieu, les « Bourses d’études » pour des étudiants méritants et nécessiteux. Les activités de la Fondation HEM sont donc nombreuses et nous pouvons modestement dire que son bilan est très positif. 

Vous envisagez de reconduire vos cycles d’Université Citoyenne®. Quelle sera la différence entre cette relance et les sessions précédentes?

Nous reconduirons effectivement nos cycles d’Université Citoyenne® l’an prochain dans les différentes villes. Les séminaires seront toujours répartis entre 3 grandes thématiques, à savoir «Pensée & Société», «Management & Economie», «Institutions & Vie politique». Etant donné que nous avons assez souvent des auditeurs fidèles, nous changeons chaque année les sujets et les intervenants et les adaptons aussi à l’actualité. Nous maintenons toutefois quelques intervenants à la demande du public. Nous souhaitons également reconduire l’Université Citoyenne® Spécial Enseignants et même élargir ce cycle à d’autres villes pour en faire profiter davantage d’enseignants du secondaire et ce, bien évidemment, aussi bien des lycées publics que privés.

Votre centre de recherche Economia abrite une chaire dédiée à Feue Fatima Mernissi. Pourriez-vous nous en parler ? 

Tout d’abord, par la création de cette chaire avec l’Université Mohammed V, nous avons donné l’exemple d’un PPP dynamique. Nous nous sommes engagés à organiser une fois tous les 2 ans, à l’anniversaire du décès de Fatima Mernissi, le 30 novembre, un colloque international. Le premier en 2016 a porté sur son parcours et celui de cette année portera sur «Les sciences sociales dans le monde arabe». Outre les conférences et publications, nous tenons à perpétuer son esprit de «connectrice de mondes parallèles». Dans ce cadre intervient la formation sur «l’égalité en discours et en images» avec ONU Femmes entamée début 2018 et le lancement actuellement du programme Houdoud sur arts et recherche avec l’Unesco et plusieurs partenaires universitaires et artistiques au Maroc, en France et en Allemagne.

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